Selon une étude menée auprès de 450 cadres dans 9 pays européens par l’intégrateur réseaux Dimension Data (http://www.didata.fr), en partenariat avec l’Institut pour la Sécurité et la Santé en mil...

Selon une étude menée auprès de 450 cadres dans 9 pays européens par l’intégrateur réseaux Dimension Data (http://www.didata.fr), en partenariat avec l’Institut pour la Sécurité et la Santé en milieu professionnel, l’IOSH (http://www.iosh.co.uk), 58 % des personnes interrogées estiment qu’une législation européenne en matière de fiabilité des systèmes d’information verra le jour d’ici 2006. Aujourd’hui, 77 % des cadres se déclarent «dépendants d’un système complètement opérationnel pour travailler». Cette étude met en évidence une série de préjudices liés aux défaillances réseaux (perte de temps, stress, frustration). Ainsi, 92 % des cadres interrogés perdent régulièrement du temps à cause de systèmes instables. Alors que 2 % seulement des Anglais avouent stopper leur activité lorsqu’un problème de système survient, 55 % des Espagnols s’arretent de travailler quand leur réseau les abandonne. Patrick Ittah, directeur général de Dimension Data France, précise «si l’on ajoute aux pannes réseaux elles-memes le stress chronique que les systèmes instables engendrent chez les salariés, il est évident que les entreprises doivent désormais réfléchir à la question». La responsabilité des systèmes d’information n’est pas clairement attribuée pour les collaborateurs. Alors que 64 % des personnes interrogées en Europe en moyenne estiment que la fiabilité du système relève de la Direction des Systèmes d’Information (DSI), une personne sur trois au Royaume-Uni, par exemple, estime que les systèmes d’information sont de la responsabilité de la direction générale. Focus sur la France: 96 % des personnes interrogées en France se déclarent dépendantes à un certain degré d’un système d’information totalement opérationnel, dont 56 % «presque entièrement» ou «entièrement dépendant» et 40 % «partiellement dépendant». Pour 66 % des personnes interrogées, la responsabilité finale du bon fonctionnement du système d’information repose sur la DSI, alors que 16 % estiment qu’elle relève du comité de direction. 96 % de l’ensemble des cadres moyens et supérieurs déclarent perdre du temps au travail à cause de problèmes informatiques: 70 % estiment perdre une heure par semaine, 20 % 1 à 3 heures et 6 % 3 heures ou plus. Toutefois, 80 % des Français, malgré ces pertes de temps, sont satisfaits de leur système d’information actuel! Si 66 % des cadres français restent calmes lors d’un dysfonctionnement informatique, près de 1 sur 4 avouent crier sur leurs collègues lors de problèmes liés au système d’information et 10 % tapent sur leur PC de colère. Pour 74 % des personnes interrogées, une loi européenne obligeant les sociétés à fournir des systèmes d’information puissants et robustes sera votée à un moment donné. Pour plus d’un tiers d’entre eux, cela se fera dans les cinq ans à venir. 40 % des cadres interrogés estiment qu’un prestataire extérieur fournirait un meilleur service, alors que 46 % sont un avis contraire. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/12/2001)