Le groupe américain regroupant l’ensemble des activités numériques de 3M, Imation mise aujourd’hui sur le développement du Superdisk. Numéro un mondial des disquettes magnétiques classiques, Imati...

Le groupe américain regroupant l’ensemble des activités numériques de 3M, Imation mise aujourd’hui sur le développement du Superdisk. Numéro un mondial des disquettes magnétiques classiques, Imation veut imposer un nouveau support de stockage plus performant (120 mégabits) et rétro-compatible permettant de lire et d’enregistrer sur les anciens formats (1,44 mégabit) pour pouvoir renouer avec la croissance. Bill Monahan, son PDG admet “il est difficile d’imposer un nouveau standard. Nous avons donc commencé par investir en communication pour imposer le concept. En parallèle, nous avons travaillé avec le monde informatique pour rendre le produit disponible. Nous avions 4 OEM en 1997, 40 en juin dernier et une centaine aujourd’hui”. La base de lecteurs installée est pour l’instant modeste comme l’indique Bill Monahan “elle est de 3,5 à 4 millions, mais l’objectif pour 1999 est d’en vendre entre 5 et 8 millions” tout en estimant que “le Superdisk pourrait avoir un impact positif sur nos comptes à partir du second semestre 1999”. Deux groupes seulement sont autorisés à commercialiser ce nouveau support. Le succès de ce produit pour Imation est crucial. En effet, totalement indépendant de son ancienne maison mère depuis 1995 et ayant dû subir une restructuration, Imation recherche aujourd’hui de nouveaux moteurs de croissance “nous avions sans doute sous-estimé la complexité du processus. Nous avons dû à la fois tout recommencer tout en continuant à faire tourner nos affaires. Chaque tâche isolée n’est pas insurmontable, mais l’accumulation est parfois difficile”. Désormais, le groupe ne se concentre plus que sur le stockage (pour PC, pour grands systèmes et pour entreprises) et les processus d’impression (le groupe est spécialisé dans les techniques de respect de la fidélité des couleurs). Suite à la cession des activités d’imagerie médicale, le chiffre d’affaires d’environ 2,2 milliards de dollars, stable depuis 1996, devrait reculer de près de 500 millions cette année. Le groupe a annoncé au troisième trimestre un résultat net de 13,4 millions de dollars, contre une perte de 38,7 millions sur la même période de 1997. (Les Echos 17/12/1998)