Les directeurs des systèmes d'information sont perçus comme des acteurs centraux qui permettent de réorganiser la structure professionnelle.

Le rôle des DSI de plus en plus important dans la conduite du changement

Les professionnels sont de plus en plus nombreux à affirmer que le rôle des DSI - directeurs des systèmes d’information - devient prédominant dans les nouvelles formes de réorganisation des structures de travail, note l’Economist Intelligence Unit dans une étude. Pour près de la moitié des personnes interrogées - pour la plupart des dirigeants d’entreprise ou des responsables de département - le DSI est désormais un acteur stratégique, qui, aux côtés de la direction, accompagne le changement informatique nécessaire à l’adaptation des métiers. Les professionnels considèrent que les organisations qui ont mis en place des équipes virtuelles bénéficient d’une innovation et d’une compétitivité accrues.

Le DSI, acteur du changement

Même si elles manquent encore de visibilité pour quantifier avec précision les résultats de ces initiatives. Pour 45 % des répondants, le DSI doit en tout cas promouvoir la transformation vers un lieu de travail plus virtualisé. "Aujourd’hui, les dirigeants explorent de nouvelles manières de travailler pour répondre aux évolutions dans leur secteur telles que l’apparition de nouvelles méthodes et technologies collaboratives, ainsi qu’une génération montante de salariés et de clients qui connaissent de mieux en mieux les technologies", déclare Malcolm Frank, senior vice-président et directeur de la stratégie chez Cognizant.

La virtualisation favorise l’innovation

Cette société - spécialisée dans l’externalisation des processus métier (BPO) - est celle qui a commandité l’étude. Et le responsable d’ajouter : "la virtualisation des personnes, des processus et des technologies favorise l’innovation". Une personne interrogée sur six a déclaré que l’entreprise dans laquelle elle travaillait en voyait déjà les résultats et une sur cinq s’attend à en collecter les bénéfices d’ici un an. L’étude a été menée auprès de plus de 400 professionnels en Europe (52 %) et aux Etats-Unis (48 %).