Un nombre important de collaborateurs se disent engagés dans le succès de leur compagnie. Une motivation qui dépend de critères psychologiques et non tangibles, pouvant être facilités par des solutions collaboratives ou ludiques, mais pas uniquement.

Les salariés français plutôt impliqués dans leur entreprise

Près de neuf employés sur dix, en France, se disent impliqués dans leur entreprise, rapporte un sondage IFOP commandé par L'Atelier et réalisé IFOP auprès d’un panel de 1000 cadres de sociétés françaises. Dans le détail, 40 % s'affirment très impliqués, et environ la moitié assez motivée. Pour les personnes interrogées, cet engagement signifie principalement prendre du plaisir dans son travail (64 %), mais aussi adhérer aux valeurs de son entreprise (58 %) ou encore, sans tout citer, aller au-delà des missions prévues dans son contrat (55 %). Reste que pour se sentir impliqué au sein de sa société, il faut que celle-ci réponde à certaines attentes des individus. Et là, ce que l'on peut noter, c'est que les outils technologiques ne constituent pas une solution universelle pour engager les employés, qui préfèrent des méthodes dites classiques.

L’engagement du salarié ne dépend pas forcément de critères mesurables

Ainsi, lorsque l’on interroge les cadres en question, seuls 6% d’entre eux citent les nouveaux espaces virtuels comme un outil d’engagement supplémentaire.  De même, 64% considèrent les outils de valorisation de types ludiques (gamification) comme des outils ne présentant pas d’utilité dans une optique d’implication des salariés. Pour Philippe Torres, responsable de l’innovation à l’Atelier, "cette tendance peut s’expliquer par le caractère assez psychologique de l’engagement du point de vue de l’employé", explique t-il à L'Atelier. "Pour ce dernier, être engagé ne revient pas forcément à travailler plus, ou avec de meilleurs outils. Etre engagé, c’est avant tout être heureux dans son travail, et être en accord avec les idées véhiculées son entreprise".

Les nouvelles technologies ne sont des leviers d’engagement

Une analyse confirmée par les faits, puisque pour 81% des employés, l’implication dépend en partie des valeurs revendiquées par l’entreprise. 86% vont jusqu’à affirmer que la notion l’engagement est indissociable de celle de plaisir. A charge donc de l’entreprise de faire disparaître les freins au bien-être (charge de travail trop importante, liberté d’action réduite…) avant de tenter de mettre en place de nouveaux outils d’engagement pas forcément pertinents. "Les potentialités des nouveaux outils technologiques d’engagement sont encore assez mal maîtrisées par les entreprises", conclue Philippe Torres. "Ils convient donc de n’employer ces derniers que ponctuellement, lorsque la situation se prête particulièrement bien à leur usage (dans le cadre du travail collaboratif, par exemple). La fonction doit engendrer l’emploi, et non l’inverse". 

Rédigé par Johnatan Farouz