Quelques mois après la reprise mouvementée de son concurrent Peoplesoft, Oracle vient de se lancer dans une nouvelle bataille. Son enjeu ? Le rachat de Retek, une société américaine spécialisée...

Quelques mois après la reprise mouvementée de son concurrent Peoplesoft, Oracle vient de se lancer dans une nouvelle bataille. Son enjeu ? Le rachat de Retek, une société américaine spécialisée dans le développement de logiciels dédiés au secteur de la distribution et qui affiche un portefeuille de clients prestigieux (Tesco, Fnac, Hallmark, Spar, etc.)
Cette fois-ci, ce n'est plus face à des actionnaires et à des autorités de régulation qu'Oracle doit s'opposer, mais à un sérieux concurrent : l'allemand SAP, leader du marché. L'éditeur avait le premier lancé une OPA amicale sur Retek au début du mois de mars, pour 8,50 dollars par action (40 % au-dessus de son cours) valorisant ainsi l'éditeur à 496 millions de dollars.
Oracle avait mis peu de temps à répliquer, proposant quelques jours plus tard 9 dollars par action : une offre de 6 % supérieure à celle de SAP et valorisant Retek à 514 millions de dollars. Hier, SAP a surenchéri sur Oracle, en précisant que son offre serait la meilleure et la dernière : 11 dollars par action pour une valorisation de Retek à 617 millions de dollars.
Quelques heures plus tard, la réponse d'Oracle est arrivée avec une légère surenchère : 11,25 dollars par action, pour une valorisation de Retek à 630 millions de dollars. Rien pour l'instant ne permet de dire en faveur de quelle offre le conseil d'administration va pencher. Au départ, il avait conseillé aux actionnaires d'accepter l'offre SAP, mais ceux-ci deviennent de plus en plus gourmands à mesure que les enchères montent.
(Atelier groupe BNP Paribas - 18/03/2005)