Le crowdfunding pourrait apporter une solution au déficit budgétaire des projets de recherche scientifique aux USA.

La science trouve un second souffle dans le crowdfunding

Aux Etats-Unis, les projets de recherche scientifique n'ont pas échappé aux coupes budgétaires du gouvernement fédéral, et une manière d'y apporter une solution pourrait être d'en appeler au crowdfunding. C'est du moins la vision des créateurs de Microryza, une plate-forme dédiée créée par un groupe de scientifiques nord-américains. « Durant nos recherches, commente Denny Luan, l'un des fondateurs de cette initiative, nous nous sommes aperçus que réunir des fonds était extrêmement difficile. Cette plate-forme, au contraire d'un site généraliste, se concentre uniquement sur les besoins des scientifiques. »

Connecter deux types de public

Bien loin de s'instaurer uniquement dans un secteur de niche, Microryza invite le plus large public possible à s'intéresser à des projets et à les soutenir. On retrouve différents types de projets tels que Efficient electric spacecraft propulsion, qui s'intéresse à la technologie des moteurs électriques sur les vaisseaux spatiaux, ou Do birds carry Lyme disease qui lui recherche à savoir si les oiseaux sont porteurs de la maladie de Lyme. Jusqu'à maintenant, environ 80 projets ont réussi à soulever environ 200 000 dollars sur Microryza, un peu moins de la moitié des subventions fédérales pour la recherche biomédicale.

Des projets privés comme publics

Dans son fonctionnement, Microryza ne diffère pas d'un autre site de crowdfunding et se finance en prélevant une part de l'argent soulevé par les chercheurs. Cette plate-forme pourrait convenir à tous types de projets, qu'ils soient d'origine publique ou qu'ils aient été créés avec le concours d'entreprises privées. Les coupes budgétaires du gouvernement fédéral américain ont favorisé la solution du crowdfunding et, « si notre plate-forme est disponible pour tout un chacun, note à ce propos Danny Luan, il n'en est pas moins vrai que jusqu'à maintenant nous avons promu des projets universitaires. Cela ne nous empêche pas d'espérer à l'avenir voir des initiatives émerger d'autres secteurs. »

 

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur