Dans le domaine de l’informatique, il est fréquent de penser que tout peut toujours aller plus vite, à force de développements. Une croyance à laquelle un groupe de scientifiques est en train de...

Dans le domaine de l’informatique, il est fréquent de penser que tout peut toujours aller plus vite, à force de développements. Une croyance à laquelle un groupe de scientifiques est en train de couper court : dans la revue américaine Nature, des chercheurs de l’université de Stanford ont révélé qu’il existait une limite de rapidité à l’écriture de données sur un disque et à leur consultation.

Pas de panique cependant : cette vitesse limite reste 1.000 fois supérieure à celle aujourd’hui observée sur les supports de stockage des données.

Lorsque de l’information est stockée sur un disque, de minuscules zones représentant un bit chacune sont magnétisées dans une direction x ou dans une direction opposée y, pour figurer un 0 ou un 1 (binaire). Réécrire des données suppose d’envoyer une pulsion électromagnétique qui inverse le sens des bits. Accélérer cette pulsion revient à raccourcir le temps requis pour stocker ou réécrire les données.

Mais si cette pulsion est trop rapide et intense, la forte énergie impliquée fait que certains changements magnétiques se font de manière hasardeuse, et non suivant la règle habituelle. Selon les chercheurs de Stanford, le débit maximal semble se situer autour de 300 Go/s ; pour aller au-delà de ce débit, il faut tout simplement inventer une technologie nouvelle !

Ceci dit, les industriels du stockage de données n’ont pas de quoi s’inquiéter pour l’instant. Les vitesses testées par les chercheurs ne seront pas atteintes demain. D’ici quelques décennies, peut-être, mais alors on peut présager que de nouvelles technologies seront apparues.

(Atelier groupe BNP Paribas - 22/04/2004)