La première quinzaine du mois d’août aura été marquée par une suite de rebondissements dans l’introduction en bourse de l’américain Google. Le 10 août, le géant de la recherche en ligne annonçait...

La première quinzaine du mois d’août aura été marquée par une suite de rebondissements dans l’introduction en bourse de l’américain Google. Le 10 août, le géant de la recherche en ligne annonçait la date de clôture d’inscription à l’enchère préalable à son IPO : les investisseurs avaient alors jusqu’au jeudi 12 août en fin de journée pour s’inscrire sur www.ipo.google.com. Le marché s’attendait à ce que Google donne le résultat des enchères et fixe le prix de son introduction ce matin même. Seulement voilà, la SEC (Securities and Exchange Commission) a annoncé hier qu’elle refusait de donner son accord à l’entrée en bourse. Ce qui signifie que Google n’a pas encore satisfait aux exigences des autorités boursières américaines. Le résultat de divers épisodes qui ont marqué l’actualité de Google cet été… La SEC n’a pas motivé son refus, mais chacun s’accorde à penser que c’est l’enquête judiciaire dont Gogole est actuellement l’objet qui est à l’origine de ce retard. Au début du mois, la société californienne avait informé la SEC de l’émission de quelque 23 millions de titres et 5,6 millions de stock-options entre 2001 et 2003 qu’elle aurait omis de déclarer. Premier mauvais point. Ensuite, il faut rappeler que l’interview accordée par Larry Page et Sergueï Brin au magazine de charme Playboy n’a pas été appréciée de tout le monde. Ce choix n’a pas été jugé de très bon goût par une grande partie de la communauté des investisseurs, et surtout, les deux cofondateurs de Google ont ainsi enfreint la « quiet period ». Celle-ci interdit aux sociétés toute communication institutionnelle à compter du jour où elles ont annoncé leur intention d’entrer en bourse. Les deux cofondateurs se défendent aujourd’hui d’avoir accordé cet interview (parue dans l’édition Playboy du 13 août) le 22 avril 2004, soit une semaine avant l’annonce de la société sur ses intentions boursières. Quoiqu’il en soit, les faits sont là : la société Google n’a plus qu’à se laisser porter par le bon vouloir de la SEC, et est aujourd’hui acculée aux décisions de l’institution. Ceci dit, plusieurs analystes s’accordent à dire que l’introduction en bourse sera peu retardée et a des chances d’avoir lieu cette semaine. Affaire à suivre, donc.
Dernière minute : la société Google vient de faire paraître une information sur le site web consacré à son introduction en bourse. Le moteur de recherche fait savoir que le prix initial des actions a été largement revu à la baisse : la fourchette (entre 108 et 135 dollars, qu départ) est aujourd’hui comprise entre 85 et 95 dollars). Lire aussi : « "Itinéraire d'un enfant russe fondateur de Google"». (Atelier groupe BNP Paribas – 18/08/2004)