La seconde édition de l’Observatoire des Start-up IT, dévoilée par le groupe France Finance et Technologie, mesure concrètement l’impact de «l’e-krach» dans les comportements et pratiques des entrep...

La seconde édition de l’Observatoire des Start-up IT, dévoilée par le groupe France Finance et Technologie, mesure concrètement l’impact de «l’e-krach» dans les comportements et pratiques des entreprises de croissance des technologies de l’information, en matière de financement, ressources humaines, marketing/communication et R&D. Selon cette étude, les entreprises de l’après e-krach sont toujours des entreprises de croissance. Le marché est parallèlement dominé désormais par des entreprises à forte densité technologique. 44 % des jeunes pousses présentes sur Capital IT 5 ont déjà déposé des brevets, alors que 46 % sont de très jeunes sociétés créées en 2000. Actuellement, trois critères sont décisifs dans la sélection des dossiers par les investisseurs en capitaux : l’innovation technologique, un business model déjà validé et expérimenté ainsi que de véritables ambitions de croissance. Les sociétés étudiées dans la seconde édition de l’Observatoire s’appuient avant tout sur l’innovation et la maîtrise d’une véritable technologie et non plus sur l’originalité d’un business model. Les fonds levés sont utilisés essentiellement pour financer et asseoir cette technologie fondatrice. Les budgets alloués aux activités marketing/communication restent constants sur les périodes pré et post e-krach, même si le mix média à évolué. On observe ainsi, toutes catégories d’entreprises confondues, un renforcement des actions de marketing stratégique, au détriment principalement des investissements publicitaires. Actuellement, les entrepreneurs cherchent plutôt à assurer un retour sur investissement rapide via un marketing produit tourné vers le consommateur, qu’à installer des marques sur le marché. Les fonds alloués aux activités de marketing direct et stratégique pour les dot.com sont ainsi passés de 0,36 millions de F sur un budget global de 3,3 millions de F (période pré e-krach) à 0,86 million de F pour un budget global de 3,6 millions de F (période post e-krach) Les budgets des activités publicité/communication ont en revanche fortement baissé, passant de 2 millions de F à 1,3 million de F.Ces tendances sont les mêmes pour les éditeurs/constructeurs et les sociétés de services et de développement. La diminution des budgets alloués aux ressources humaines au cours des six derniers mois est particulièrement préoccupante. Ce poste est en effet passé lors du premier financement de déploiement de 3,12 millions de F avant l’e-krach à 1,17 millions de F après l’e-krach. Enfin, les levées de fonds réalisées sont désormais, en montants levés, moins importantes. Elle sont passées de 24 millions de F au premier financement de déploiement avant l’e-krach à 13 millions de F après l’e-krach. Pour compenser ces montants plus faibles, les tours deviennent de plus en plus fréquents. Le délai entre le premier et le second tour de financement est ainsi passé de 20 mois en moyenne avant l’e-krach à 14,9 mois après l’e-krach. Paradoxalement, l’amélioration de la perspective du retour sur investissement moyen passe de 48 à 36 mois, entre la période pré et post e-krach. Les entreprises de croissance envisagent en effet une rentabilité dès la troisième année suivant leur création, alors qu’auparavant cette rentabilité n’était envisagée qu’à beaucoup plus long terme. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 06/04/2001)