Le dispositif antipiratage, juridique et technologique, devrait même s'étendre aux DVD audio. Dans l'ordre, sont concernés le logiciel MP3 permettant de télécharger gratuitement de la musique sur ...

Le dispositif antipiratage, juridique et technologique, devrait même s'étendre aux DVD audio. Dans l'ordre, sont concernés le logiciel MP3 permettant de télécharger gratuitement de la musique sur Internet, les graveurs de CD audio et de DVD audio. Il y a peu de temps, des grands de l'électronique comme IBM, Matsushita ou Microsoft ont rejoint les cinq grand majors du disque réunis au sein de l'initiative de protection de la musique numérique (SDMI). D'ici fin juin 1999, ils entendent définir une norme sécurisée pour les appareils de type Rio et sécuriser la vente de musique par Internet en améliorant le protocole MP3, qui serait rendu obligatoire dès la fin de l'année. Le nouvel MP3 comporterait des "hooks" destinés à rendre la copie illicite à grande échelle beaucoup plus compliquée. Des systèmes contraignants ou prohibitifs sur l'usage, la copie ou l'accès figureraient parmi ces "hooks" dont le chaînage est en cours de définition par les grands industriels de la musique. La nouvelle norme, que devront accepter les producteurs de services en ligne, pourrait aussi inclure une fonction dégradant la qualité de la copie dès le second enregistrement. La fin du "tout est permis" sur Internet a débuté. Marc Guez, le directeur de la société civile pour l'exercice des droits des producteurs phonographiques assure "les Américains ont d'abord été laxistes devant le phénomène", mais "beaucoup de sites américains (où la copie complaisante pouvait être effectuée) ont été fermés depuis".

D'ici un ou deux ans, des systèmes de limitation de copie par dégradation de qualité pourraient résoudre le problème des graveurs de CD audio et de DVD audio. Détenant au niveau mondial la licence de fabrication des CD-audio et fabriquant aussi des graveurs de CD, Philips est le seul à s'opposer aux systèmes de limitation de la copie. Actuellement, les auteurs récupèrent 50 % des droits de reversement sur un support enregistrable, les artistes et les producteurs 25 % chacun. Chaque support enregistrable rapporte en France 1,50 F par heure de capacité d'enregistrement. Chaque année, le système rapporte 70 millions de F sur un marché français supérieur à 7 milliards de F. (La Tribune - 26/03/1999)