Les menaces encourues sur Internet sont de plus en plus prises en compte. Parfois au détriment de celles liées aux appareils comme les GPS ou les machines de vote électronique, et pourtant toujours importantes.

La sécurité numérique ne doit pas faire oublier le risque matériel

Si entreprises et particuliers prennent désormais en compte les menaces inhérentes au web, il ne faut pas perdre de vue les impératifs relatifs à la sécurité physique des infrastructures et outils matériels, alerte une équipe de scientifiques de l’Argonne National Laboratory. Baptisé "Vulnerability Assessment Team" (VAT), ce groupe de chercheurs démontre dans un rapport les failles "bien réelles" de certains systèmes de sécurité. Selon eux, les machines de vote électronique sont par exemple suffisamment sécurisées face aux cyber-attaques. Mais un individu malveillant peut encore modifier certains paramètres en agissant sur place.

Une confiance a priori parfois néfaste

En intervenant sur le circuit électrique de tel ou tel composant matériel, par exemple. De même, certains outils aujourd’hui largement adoptés par le grand public, ainsi que par les entreprises, peuvent apparaître fiables de prime abord, sans être totalement sécurisés pour autant. La confiance à priori des individus pour ces appareils peut s’avérer néfaste à terme. Les scientifiques prennent l’exemple du GPS, qui fait partie des solutions les plus utilisées dans les véhicules, et qui est également de plus en plus intégré aux téléphones mobiles. Selon les chercheurs, ces outils ne sont pas sécurisés à 100 %.

Les attaques physiques plus rares, mais aussi plus graves

En émettant un signal suffisamment fort, qui viendrait couvrir le signal originel envoyé depuis un satellite, il est possible de perturber l’outil. Ce, afin de modifier les données transmises à l’appareil. Les scientifiques préconisent ainsi d’installer dans ces dispositifs des systèmes capables de détecter des signaux inhabituellement forts. "Les attaques physiques sont plus rares que les cyber-attaques, qui se sont multipliées ces dernières années, mais leurs conséquences peuvent être encore plus dévastatrices", explique Roger Johnston, responsable du rapport.