Le fournisseur de matériel et logiciels de monitoring pour infrastructure ICT belge décide de poursuivre Google Benelux en justice à cause de certaines suggestions proposées par l'outil Google...

Le fournisseur de matériel et logiciels de monitoring pour infrastructure ICT belge décide de poursuivre Google Benelux en justice à cause de certaines suggestions proposées par l'outil Google Suggest.
 
Le principe est simple. Quand l'internaute tape les premières lettres d'un mot sur le moteur de recherche - et s'il active la fonctionnalité "suggest" de la barre d'outils de Google - ce dernier lui fait des propositions. A mesure que l'internaute tape les lettres, le menu déroulant se modifie.
 
Mais voilà, ServersCheck a constaté qu'en commençant à taper le nom de sa marque dans le moteur de recherche avec l'outil "suggest" activé, Google propose "de rechercher des versions illégales des produits ServersCheck, avant même d'afficher les résultats de la recherche".
 
Dans un communiqué, l'éditeur précise : C'est "un peu comme si quelqu'un appelant les renseignements nationaux pour savoir où acheter un sac à main de marque connue s'entendait suggérer de chercher des sacs à main illégaux de contrefaçon".
 
L'entreprise, après une demande en référé qui a jugé sa plainte recevable, a décidé "d'entamer une procédure quant au fond". " Nous regrettons que Google ne puisse accéder à la simple demande de ServersCheck et d'être ainsi forcés de requérir la cessation de pratiques déloyales en passant par le tribunal ", dit Maarten Van Laere, CEO de ServersCheck
"Dans le passé, Google a modifié son module de suggestion, par exemple pour les mots clés à connotation sexuelle, les numéros de carte de crédit et les numéros de traçabilité des services de courrier, ce doit donc être possible pratiquement. Google a simplement proposé d'éliminer les sites Web qui proposent une version illégale, mais ne veut rien faire concernant la suggestion proprement dite", précise-t-il. Cette plainte pourrait être l'objet d'une longue bataille judiciaire...
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 18/05/2006)