Trois mastodontes des télécoms s'intéressent aux transactions mobiles dans les pays émergents pour stimuler le développement des pays concernés. Mais des réformes sont nécessaires pour parvenir à un réel changement...

Trois mastodontes des télécoms s'intéressent aux transactions mobiles dans les pays émergents pour stimuler le développement des pays concernés. Mais des réformes sont nécessaires pour parvenir à un réel changement.
 
Les services mobiles bancaires prennent de l'ampleur. Mais si les pays occidentaux ils ne sont considérés que comme un moyen supplémentaire d'accéder à ses comptes, leur poids est potentiellement beaucoup plus important dans les pays émergents. Dans cette optique, Vodafone, Nokia et Nokia Siemens Networks publient un rapport intitulé "The Transformational Potential of M-Transactions". Cet appel réclame la mise en place d'un nouveau cadre de régulation apte à encourager les transactions financières et de transformer l'accès aux services financiers dans les pays en voie de développement.
 
Stimuler le développement économique
 
Pour mettre au point ce rapport, les trois firmes ont fait appel à des économistes du Fontrier Economics et du Groupe d'Economie Mondiale, mais aussi à des consultants de la Banque Mondiale. Pour tous les participants, l'élaboration d'un tel cadre permettrait de faciliter les transactions financières depuis un mobile. Cela aurait un impact non seulement sur le développement économique des pays concernés, mais contribuerait aussi à la réduction de la pauvreté en permettant l'accès à des services financiers sécurisés aux millions de personnes qui sont aujourd'hui encore privées de banque. Ces deux dernières années, plusieurs initiatives ont déjà vu le jour en Asie et en Afrique pour permettre aux populations de bénéficier de services financiers basiques.
 
Une amélioration du système bancaire primordiale
 
Ces premières tentatives ont déjà porté leurs fruits, en fournissant à des personnes défavorisées un cadre financier sécurisé les protégeant du vol et leur faisant gagner du temps. Mais pour les auteurs du rapport, le système bancaire existant n'est pas adapté à la croissance de ces transactions. C'est pourquoi ils appellent les régulateurs à ne pas restreindre les expérimentations commerciales. Autre facteur nécessaire au bon développement de ces nouveaux services: ne plus limiter le montant des transactions, simplifier les démarches administratives, permettre l'interopérabilité entre les différents schémas de transactions sans étouffer la compétitivité et l'innovation des opérateurs.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 05/07/2007)