La médiatisation du phishing, déjà importante aux Etats-Unis, se répercute sur la confiance des consommateurs dans le commerce et la banque en ligne. C’est ce que montre clairement une étude...

La médiatisation du phishing, déjà importante aux Etats-Unis, se répercute sur la confiance des consommateurs dans le commerce et la banque en ligne. C’est ce que montre clairement une étude publiée mardi par l’éditeur américain de logiciels Cyota. Les trois quarts des sondés, qui sont tous des internautes convaincus, ont par exemple indiqué qu’ils étaient moins enclins à acheter en ligne à cause des actes de phishing. 75 % des internautes interrogés déclarent également qu’ils répondent moins aux e-mails que leur envoie leur banque, et 65 % qu’ils sont tentés de cesser d’avoir recours aux services de banque en ligne à cause des fraudes qui sont de plus en plus remarqués. Des peurs qui sont motivées par l’intime conviction que les fraudes au phishing sont très au point. Ainsi, 30 % seulement des sondés considèrent qu’ils sont tout à fait capables de faire la différence entre un e-mail envoyé par leur établissement bancaire et un e-mail frauduleux.Certaines voix s’élèvent aux Etats-Unis, recommandant aux banques de mettre en place des campagnes d’information à l’intention de leurs clients. Objectif : rassurer l’utilisateur du médium Internet, et lui rappeler que le phishing, s’il est très médiatisé, a un impact très minime sur les pertes que les banques comptabilisent suite aux fraudes. A titre d’exemple, les banques anglaises ont déjà perdu plus d’un million de livres sterling à cause du phishing… Une somme importante, pourtant négligeable au regard des 402 millions de livres que leur ont coûté les fraudes à la carte bancaire en 2003 (voir article 27.04.2004).(Atelier groupe BNP Paribas - 06/05/2004)