L'Assemblée célébrera également la Fête de l'Internet. Différents ateliers, avec 50 micro-ordinateurs, seront mis à la disposition du public dans la galerie des fêtes reliant le Palais-Bourbon à l'H...

L'Assemblée célébrera également la Fête de l'Internet. Différents ateliers, avec 50 micro-ordinateurs, seront mis à la disposition du public dans la galerie des fêtes reliant le Palais-Bourbon à l'Hôtel de Lassay. L'Assemblée accueillera le 18 mars les premiers états généraux des villes numériques. Des parlementaires et élus locaux débattront des questions de citoyenneté le 19 mars au soir. Le site Internet de l'Assemblée retransmettra en direct ces manifestations. Pourtant, peu de parlementaires se sentent concernés par ce nouveau média. En effet, si 450 d'entre eux ont ouvert un "e-mail", ils ne sont que 27 (sur 577) à avoir un site Web. Encore rares au Palais-Bourbon, certains font partie des députés les plus "branchés" comme le maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini "je reçois 3 000 connexions par mois et mes collaborateurs ont pour règle de répondre au courrier électronique dans la journée. A Issy-les-Moulineaux, nous lançons des stages d'initiation pour les enfants des maternelles et nous nous attaquons au troisième âge, avec ces cybersalons de thé !". Si certains, comme Jean-Claude Guibal préfèrent encore l'encrier "avec l'Internet, j'ai l'impression de perdre un temps fou. Rien ne vaut l'encrier que j'ai sur mon bureau avec un stylo à plume Sergent-Major !", plusieurs députés reconnaissent ne pas vouloir diffuser leur e-mail, car ils n'ont "pas les moyens d'embaucher un nouveau collaborateur pour répondre au courrier électronique". En revanche, les députés des DOM-TOM ne se privent pas d'utiliser l'Internet pour téléphoner en longue distance au prix d'une communication locale.

Enseignant à la Sorbonne, Vincent Beaulieu-Camus, mandaté par l'Assemblée, a fondé la société de conseil Ecriture numérique et donne des cours particuliers sur le Net aux députés qui le souhaitent "une soixantaine d'entre eux maîtrisent l'Internet, contre dix seulement il y a un an. La question n'est plus de savoir si l'Internet est utile ou pas, mais de savoir quand on s'y met et comment". (Le Figaro - 16/03/1999)