En avril dernier, pour accroître la rentabilité du groupe et regagner la confiance des analystes, Siemens a entamé une vaste réorganisation. Misant également sur le phénomène de la convergence inf...

En avril dernier, pour accroître la rentabilité du groupe et regagner la confiance des analystes, Siemens a entamé une vaste réorganisation. Misant également sur le phénomène de la convergence informatique et télécoms, le groupe réunissait au sein d'une nouvelle entité baptisée "information et communication" des activités autrefois indépendantes. Désormais, cette division réunit trois pôles (produits, réseaux et services) générant environ 40 % du chiffre d'affaires du groupe (soit 50 milliards de marks environ - 25,56 milliards d'euros). En profitant des synergies potentielles entre ses différents pôles de compétence : produits (téléphones, PC, serveurs ..), réseaux (traditionnels, mobiles, données ...) services (conseils, outsourcing ...), Siemens entend tout faire. Président "d'information et communication" Volker Jung explique "nous devons rester leader sur les secteurs ou nous occupons une place de numéro un, devenir leader sur les autres ou bien sortir de certaines activités". Prévoyant de se désengager progressivement des semi-conducteurs, Siemens n'a cependant pas l'ambition de progresser seul. Souhaitant croître annuellement de plus de 10 % sur ce marché des nouvelles technologies, Siemens a comme maître mot "partenariat". "Des acquisitions ne sont pas exclues par principe, mais nous ne nous lancerons pas dans des rachats pour des montants inconsidérés. Il y a actuellement une bulle autour des valeurs technologiques et nous ne sommes pas disposés à surpayer une entreprise. Les partenariats semblent une voie plus raisonnable". Si la branche "services" qui devrait représenter 50 % du chiffre d'affaires dans cinq ans (15 à 20 % aujourd'hui) peut être mariée avec un partenaire global, les autres activités opteront davantage pour des partenariats sélectifs. Dans les prochains mois, de nouveaux partenaires pourraient venir enrichir la liste de ceux déjà connus (3Com, Newbridge) dans la branche "réseaux". Pour tenter de transformer les réseaux électriques en passerelles d'accès aux autoroutes de l'information, Siemens entend également jouer des complémentarités avec sa division énergie. Le groupe continue de chercher un partenaire industriel pour son activité rentable dans la micro-informatique. Siemens pense avoir simplement besoin d'un allié pour partager les coûts de recherche et de développement dans la téléphonie mobile. Cinquième fabricant mondial de terminaux mobiles (7 millions de GSM vendus l'an dernier), Siemens veut se hisser au troisième rang en élargissant sa gamme de produits et en étant capable de sortir tous les trimestres de nouveaux produits. (Les Echos - 10/02/1999)