Alors que, selon IPswitch, les spams représentaient au premier trimestre 2007 93% de nos courriels, l'association Signal Spam, constituée d'acteurs publics et privés de l'Internet concernés par la...

Alors que, selon IPswitch, les spams représentaient au premier trimestre 2007 93% de nos courriels, l'association Signal Spam, constituée d'acteurs publics et privés de l'Internet concernés par la lutte contre le spam, issue des travaux de la Direction du développement des médias (DDM), une structure pilotée par le gouvernement, prend le problème à bras le corps. Le 10 mai, elle a lancé une plate-forme nationale de lutte contre le spam, baptisée, dans la veine de l'association, signal-spam.fr.
 
Le service propose aux internautes de transmettre automatiquement à l'association les spams reçus. Pour cela, il suffit de s'inscrire sur le site (le mail, le nom et un mot de passe seulement sont demandés), puis de télécharger un plugin qui s’intègre à Outlook 2003 et 2007 ainsi qu'à Thunderbird, et qui permet de transférer les spams d'un seul clic à l'association sans avoir à en copier le code source.
 
But de la manœuvre: permettre à l’association de disposer d'un large échantillon de spams pour mettre en œuvre le suivi d'un système de traitement informatisé des spams. En plus d'analyser les habitudes et les techniques d'envoi des spammeurs, Signal Spam, qui annonce publier des études sur le sujet, retracera les origines du courriel afin de repérer les "ordinateurs zombies", ces PC infectés et contrôlés à distance par des pirates, et de détecter la provenance de la campagne de spam. Selon Signal Spam, plus d'un million de mails pourront être traités chaque jour.
 
L'association, qui souhaite participer "activement à la lutte menée par les autorités contre les auteurs de spam", étudiera également le contenu des mails dans le but de mettre à jour les arnaques et autres procédés illégaux qu'ils recèlent. Les signalements seront transmis aux autorités publiques compétentes telles que la Cnil, la DGCCRF, la Police judiciaire ou encore le ministère de la Justice.
 
Pour Francis Bouvier, chef de projet de Signal Spam, dans des propos rapportés par le Journal du Net, "notre objectif n'est pas de nous substituer à la Cnil, mais d'alerter les autorités sur un phénomène et leur transmettre le maximum d'informations utiles".
 
Le site propose également d'autres services aux particuliers. En effet, les internautes qui remplissent une fiche plus complète sur leur identité (nom, prénom, adresse, téléphone) peuvent bénéficier d'un système d'assistance pour se désinscrire de listes de diffusion ou recevoir des informations légales en rapport avec un message reçu.
 
Une première plate-forme anti-spam avait déjà été lancée en 2002 par la Cnil. Mais, faute de moyens, l'initiative avait été abandonnée. Cette nouvelle mouture sera financée à parts égales entre la DDM et les acteurs professionnels.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 18/05/2007)