Ce n'est pas tant la communication ou le divertissement qui font qu'un individu va adopter certains appareils technologiques, mais plutôt sa capacité à lui faciliter la vie. Un constat qui concerne moins les jeunes.

Simplifier l'accès aux services, facteur d'adoption de la technologie

 

Qu'attend t-on d'un appareil technologique ? Qu'il soit facile à utiliser et qu'il simplifie la vie de son possesseur, à en croire respectivement 54% et 46% des 6000 consommateurs interrogés à l'échelle internationale pour le Ketchum Digital Living Index. D'ailleurs, 76% des personnes interrogées affirment vouloir plus de technologie si celle-ci facilite leur vie. Une donnée à ne pas sous estimer par les entreprises pour atteindre leur cible en adaptant leur message et leur offre à ce que veulent les consommateurs. Sachant, par ailleurs, que 38% souhaitent que la technologie soit personnalisable à leurs besoins et qu'ils ne sont que 35% à en attendre un divertissement ou encore 11% à ce que la technologie leur permette de mieux trouver leur place dans le monde.

Des différences géographiques

Malgré cet intérêt pour la technologie, on remarque que les personnes interrogées sont plus nombreuses à "apprécier la technologie" (un peu plus de la moitié) qu'à "l'aimer" (43%), montrant qu'il s'agit plus d'un intérêt pour son utilité que d'un fanatisme. Quant aux sentiments négatifs, les consommateurs interrogés sont peu nombreux à ne pas l'aimer ou à la haïr, respectivement 4% et 1%. Néanmoins, l'appréciation de la technologie par les consommateurs diverge en fonction des zones géographiques, par exemple sur les smartphones. Car lorsque près d'un Chinois sur deux les "aime" (44%), ils ne sont qu'un quart en France (25%), contre 36% aux Etats-Unis comme au Royaume Uni. A noter que Ketchum s'est intéressé à tous les âges mais s'est concentré également sur les digital natives qui, eux, sont moins attentifs à la simplicité.

Des jeunes passionnés de technologie

En effet, Ketchum, a classé les digital living natives en quatre catégories. Et la plus importante d'entre elles, qui représente 37% du total, est celle qui rassemble les "enthousiastes", définis comme des passionnés de technologie prêts à sacrifier la simplicité pour l'autonomisation. Ces derniers sont suivis par les "infomaniacs" qui représentent un quart de l'ensemble. Ce sont des consommateurs qui donnent de l'importance à l'information et à la découverte de nouvelles expériences. Viennent ensuite les "pragmatists" (22%), qui sont moins enclins à aimer la technologie et considèrent que la technologie est très utile pour être en relation avec d'autres personnes, faire avancer les choses et gérer la santé et le bien-être. La quatrième catégorie (16%), les "disconnects" sont impassibles vis-à-vis de la technologie, et considèrent que la facilité est importante, bien plus que l'autonomisation ou l'enrichissement.