se veulent l'équivalent électronique d'un lieu de recueillement. L'un des premiers du genre fut "Virtual Memorial Garden" (catless.ncl.ac.uk/Obituary/memorial.html) créé en 1995. Selon son concepte...

se veulent l'équivalent électronique d'un lieu de recueillement. L'un des premiers du genre fut "Virtual Memorial Garden" (catless.ncl.ac.uk/Obituary/memorial.html) créé en 1995. Selon son concepteur, ce site britannique "n'est pas un lieu de mort, mais un endroit où les gens peuvent célébrer leur famille, leurs amis et leurs animaux familiers". Sur le site créé par un jeune ingénieur, Richard Hodgkin, mort à 33 ans, "World Wide Cemetery" (www.cemetery.org/), l'internaute peut trouver, non seulement les noms, dates de naissance et de mort des personnes disparues, mais aussi une biographie, parfois même d'autres souvenirs, allant de quelques lignes à des dizaines de pages de messages d'amis. Les sites "mémoriaux", répertoriés désormais par une section du répertoire Yahoo ! (dans sa version américaine) peuvent être de différentes natures (collectifs, ouverts à tous ou ouverts pour des anonymes isolés). On peut, sur la plupart d'entre eux, y laisser un message de sympathie pour la famille, un mot pour le défunt. D'autres serveurs affichent photos ou localisation de tombes réelles. Dans ce cas, il s'agit bien souvent de sites consacrés à des artistes ou des personnes connues comme "Writ in Water" (www.serve.com/diavolo/grave/). Le site "Find a Grave" (www.findagrave.com), tenu régulièrement à jour, permet de localiser les tombes de centaines de personnages célèbres que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. Le petit monastère de Kannon-in, situé près d'Hiroshima, à l'initiative du moine bouddhiste Takata Yukihiro, s'est doté sur son site (www.urban.or.jp/home/kanjizai/en-index.htm) d'un cimetière virtuel . Depuis, plus de 500 courriers électroniques affluent chaque jour "les demandes proviennent essentiellement des Etats-Unis, d'Europe et d'Amérique Latine. Pour le moment notre cimetière virtuel accueille 1 200 tombes". Il suffit d'adresser par courrier électronique le nom du défunt, la date du décès, la photographie, l'épitathe pour disposer d'une tombe dont la concession est gratuite. Un mot de passe garantit à chacun l'intimité du recueillement. Les moines de Kannon-In offrent chaque jour une prière aux défunts qui reposent sur les disques durs des 30 ordinateurs du temple. Takata Yukihiro se déclare prêt à offrir à d'autres temples le logiciel de gestion des tombes virtuelles développé par ses moines .... (Deux pages - supplément radio-télé-multimédia - Le Monde - 02/03/11/1007)