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entre des parties. Le Virtual Magistrate Project (VMP) et Online Ombuds Office (OOO), réalisés à l'initiative de deux universités, interviennent en particulier lorsque ces conflits concernent l'utilisation de services sur Internet. Leur mission permet d'éviter des frais de justice et la lenteur judiciaire. Non seulement les victimes de micro-litiges peuvent être défendues, alors que leur cas ne mérite pas toujours l'engagement de l'arsenal juridique classique, mais les entreprises vendant sur Internet peuvent aussi y trouver leur intérêt, le juge virtuel ayant pour rôle de définir des solutions pratiques et non d'infliger des millions de dollars de dommages et intérêts. Si le VMP propose un arbitrage, OOO offre une médiation. Dans un cas, les parties sont tenues par la sentence, dans l'autre, le médiateur intervient comme conciliateur cherchant à trouver un terrain d'entente commun aux parties. Toutefois, si les forums de discussion des sites sont fréquemment visités, cela s'arrête là. Robert Gellman, directeur de VMP, précise "nous n'avons traité qu'un cas. A ses débuts, le projet a été considéré comme étant très attractif, mais nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir des cas à traiter". Le succès est plus important pour le site OOO "nous avons été contacté sur une cinquantaine de conflits : la plupart d'entre eux ont été clos par une transaction ou ont disparu sans une médiation formelle".

Sélectionnés par l'IAA (American arbitration association) et le CLI (Cyberespace Law Institute), les magistrats ne sont pas forcément avocats. Dans un délai de 72 heures, ils doivent arbitrer tout litige, cette échéance ne débutant que lorsque les parties acceptent l'arbitrage. Chez VMP on indique "dans sa décision, le magistrat virtuel n'appliquera pas forcément la loi d'une juridiction spécifique. Il considérera les circonstances de chaque plainte et écoutera les souhaits des parties en matière de droit applicable et de solution" tout en soulignant que ses décisions peuvent être "reconsidérées, mais ne peuvent être sujettes à un recours en appel". Le dépôt de plainte et la procédure se déroulent par e-mail. (La Tribune - 08/04/1998)