La robotique apporte son soutien pour faire rimer écologie et urbanisation pour une smart city hybride.

Smart city : la robotisation des plantes

Les espaces verts, poumons des smart-cities sont d’autant plus appréciés qu’ils diminuent la pollution urbaine et réduisent le stress des citadins, en créant des espaces de retraite. Ce désir de nature s’empare de nombreuses villes à l’instar de Paris qui a annoncé dernièrement vouloir végétaliser les murs de ses métropolitains. Or, l’étalement urbain qui grignote ces espaces naturels a souvent posé le problème de l’intégration de ces espaces au cœur des villes intelligentes, contraints de s’exporter à leur périphérie. La robotique pourrait apporter son aide à la végétalisation de l’architecture des villes pour une smart city durable.

Le projet européen Flora Robotica, à l’initiative de quatre pays (Autriche, Allemagne, Pologne et Danemark) a le désir de robotiser les plantes puisqu’il vise à «  développer et explorer étroitement les relations symbiotiques entre la robotique et les plantes naturelles afin de découvrir le potentiel d’une société robotique naturelle capable de réinventer les artefacts architecturaux et les espaces de vie. »  Cette hybridation du robot et de la plante, munie de capteurs et reliée à un ordinateur, permettrait de créer tout un écosystème autonome mi-naturel, mi-numérique, en allant de la production d’énergie par les plantes, à la réduction de la pollution, en passant par la production alimentaire des ressources. Une révolution végétale ou l’abandon de l’adage de Voltaire « Cela est bien dit, mais il faut cultiver son jardin. » Sans le sel de la terre ?

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste