Les téléphones intelligents permettent le développement des e-book dans de nombreux pays. Mais encore faut-il que le contenu soit adapté à ce support.

Le smartphone, support idéal pour la lecture numérique ?

Le livre numérique se joue-t-il sur les smartphones ? Il semble que se soit le cas dans de nombreux pays, notamment en Asie mais également en Afrique. Voilà le constat qui ressortait de la première journée du FOCUS 2011 organisé en Italie par l'Unesco sur le thème du livre de demain. En effet, le taux de pénétration du mobile dans ces pays, largement supérieur à celui des e-reader, permet un développement rapide de l'utilisation des e-book. Comme le souligne à L'Atelier lors de ces rencontres Tae Kyung Choi, responsable de l'association coréenne de l'édition électronique : "la Corée compte aujourd'hui près de 20 millions d'utilisateurs de smartphones et près de deux tiers du contenu numérique est visionné via ces terminaux".

S'adapter au support

Depuis des années, le pays dispose en effet de plates-formes standardisées pour les formats d'affichage, le paiement et les échanges. Depuis le début des années 2000, des dispositifs analogues à l'iPhone sont sur le marché, et la connexion avec l'Internet a permis le développement rapide de l'édition en ligne, la sécurisation des transactions, la protection des contenus, les échanges entre les auteurs et leurs lecteurs. Comme l'explique Tae Kyung Choi "il faut que le contenu soit bien adapté à la lecture afin que les utilisateurs puissent profiter de leur téléphone dans des conditions optimales"

Le smartphone déjà très utilisé

Cette tendance est similaire en Afrique. Interrogé également par L'Atelier, Brian Wafawarowa qui dirige le réseau des éditeurs africains (APNET), insiste sur le fait que "95% du contenu éditorial africain sert à l'éducation, et on compte désormais près de 500 millions d'utilisateurs de mobile en Afrique". Avant d'ajouter : "il s'agit donc d'une aubaine pour les éditeurs de proposer du contenu numérique accessible sur les téléphones". Encore faudra t-il cependant généraliser l'usage des smartphones, encore peu diffusés. "A l'horizon 2015, plus de 265 millions d'abonnements au mobile haut-débit devraient être contractés", argumente à ce sujet Brian Wafawarowa.

Rédigé par Maxime Besson Vivenzi