Bill Gates vient certainement de vivre le pire de ses cauchemars. Jeudi, des parties du code source de son système d'exploitation Windows - pourtant bien protégé - ont été diffusées sur Internet....

Bill Gates vient certainement de vivre le pire de ses cauchemars. Jeudi, des parties du code source de son système d’exploitation Windows - pourtant bien protégé - ont été diffusées sur Internet. Elles ont circulé sur des forums de discussion et sur des réseaux de partage de fichiers.

Le porte-parole de la firme de Redmond, Tom Pilla, a déclaré que Microsoft ne savait pas quelle portion du code de Windows NT et Windows 2000 avait été diffusée, ni combien de personnes y avaient eu accès. Le FBI a commencé une enquête sur cette propagation. Cependant, selon des internautes qui ont pu voir ces extraits de code, ils seraient assez volumineux pour remplir un CD-rom (environ 660 mégabits). Rappelons que le code Windows dans son intégralité doit « peser » environ 40 gigabits : l’équivalent de 57 Cd-roms.

Ce n’est donc qu’une petite partie du code qui aurait été dévoilée. Toutefois, les inquiétudes de Microsoft sont réelles et justifiées. En effet, si la partie du code qui circule a trait au cœur du système d’exploitation, alors elle pourrait permettre à des pirates informatiques de détecter et d’exploiter ensuite très facilement les failles de sécurité des OS Microsoft. Est-il besoin de rappeler que des centaines de millions d’ordinateurs dans le monde tournent sous Windows ?

Autre risque pour Microsoft : le développement de systèmes concurrents des siens, à l’aide du code disponible. Pour l’heure, les premières investigations laissent à penser que les fuites du code ne seraient pas le fait de salariés ou de la sécurité interne du groupe. La firme mise plutôt sur un développeur informatique de l’extérieur qui aurait eu accès au code. Autant dire que la liste des suspects est longue ; nombre d’entreprises, d’agences du gouvernement américain, d’universités et de gouvernements étrangers ont accès au code de Microsoft.

(Atelier groupe BNP Paribas – 13/02/2004)