En Australie, la densité des panneaux de signalisation n’est pas aussi forte qu’elle peut l’être dans nos contrées de l’Europe occidentale. C’est l’une des raisons qui a poussé le National...

En Australie, la densité des panneaux de signalisation n'est pas aussi forte qu'elle peut l'être dans nos contrées de l'Europe occidentale. C'est l'une des raisons qui a poussé le National Information and Communications Technology Australia (NICTA), un laboratoire de Canberra, à imaginer un système d'aide aux conducteurs.

Baptisé « Driver Assistant System », ce copilote électronique est chargé de détecter les panneaux de signalisation sur la route et de les rappeler à un conducteur qui serait au-delà de la vitesse autorisée, aurait oublié l'indication d'une déformation de la chaussée, etc. Le système se fonde sur l'utilisation de trois appareils photos : un pour analyser la route et deux autres, fixés sur le tableau de bord, pour vérifier l'angle de vue du conducteur et déterminer s'il a pu voir le panneau rencontré ou non.

Les informations qu'ils collectent sont envoyées à un ordinateur embarqué qui reconnaît les formes des panneaux de signalisation (cercle, triangle, rectangle ou octogone) et les analyse en les comparant à ceux répertoriés dans sa base.

Une fois retrouvé la correspondance, le système peut prévenir le conducteur si les photos prises de lui montrent qu'il n'a pas regardé le panneau ou s'il ignore les indications, en allant trop vite, par exemple.

Parallèlement au développement du DAS, divers projets visant à totalement remplacer la signalisation telle que nous la connaissons aujourd'hui, sont en cours. Ils ne devraient pas voir le jour avant plusieurs années, mais semblent assez prometteurs : fondés sur le GPS, ils avertiraient par des messages sonores les indications à suivre pour une conduite la plus sécurisée possible.

(Atelier groupe BNP Paribas – 01/10/2004)