Il y a un mois maintenant, l'Atelier vous informait de l'arrivée d'un nouveau fléau, cousin du spam et bien décidé à assurer sa relève : le spim (voir article 01.03.2004). Autrement dit, des...

Il y a un mois maintenant, l’Atelier vous informait de l’arrivée d’un nouveau fléau, cousin du spam et bien décidé à assurer sa relève : le spim (voir article 01.03.2004). Autrement dit, des messages publicitaires non sollicités qui s’invitent sans vergogne sur les logiciels de messagerie instantanée (« im » pour Instant Messaging). Il est intéressant d’en reparler aujourd’hui, alors que le cabinet Ferris Research vient de publier une étude sur les perspectives de progression du spim et sur ce que ces messages instantanés tentent de promouvoir. Pour l’instant, le spim est loin d’être aussi envahissant que le spam. Deux milliards de courriels non sollicités sont envoyés chaque jour aux internautes ; pour le spim, les analystes ne sont pas tous d’accord sur le nombre de messages instantanés qui seront envoyés en 2004, leur fourchette oscillant entre un et quatre milliards. Autant dire que le spim n’est encore qu’un petit fléau. Cependant, avec l’utilisation de plus en plus fréquente au sein des entreprises des logiciels de messagerie instantanée, le phénomène devrait largement s’amplifier. Ferris Research estime par exemple que le marché des messageries instantanées professionnelles va croître de 80 % environ par an jusqu’en 2007. Un terreau particulièrement riche pour le spim… Mais qu’est-ce que le spim cherche à promouvoir ? La même chose que le spam : de la pornographie dans 70 % des cas. Viennent ensuite les solutions miracles pour devenir riche (12 %), la vente de produits (9 %) et enfin la promotion de services financiers (5 %). Concrètement, le spim se présente sous la forme d’une phrase courte, suivie d’une URL à cliquer. Les conseils des spécialistes en sécurité semblent assez évidents : ne pas cliquer sur les liens hypertextes reçus, à moins d’être certains de leur provenance, et éviter de rendre public son pseudo de messagerie instantanée. (Atelier groupe BNP Paribas – 31/03/2004)