Aux termes de l’accord signé avec CockerillSambre, Sylis va acquérir 70 % du capital d’IBT, filiale du sidérurgiste belge. Situé à Liège, IBT est l’un des cinq premières SSII en Belgique comptant d...

Aux termes de l’accord signé avec CockerillSambre, Sylis va acquérir 70 % du capital d’IBT, filiale du sidérurgiste belge. Situé à Liège, IBT est l’un des cinq premières SSII en Belgique comptant dans sa clientèle de grandes entreprises belges et des administrations européennes. Avec 150 personnes, elle va réaliser cette année un chiffre d’affaires de 178 millions de F et un résultat de 2,5 millions. Spécialisé dans l’ingénierie en hautes technologies, l’infogérance, l’intégration de systèmes ainsi que le conseil et l’expertise, Sylis devrait intégrer IBT à partir de décembre. Jacques Tricot, président de Sylis, explique “nous sommes sur les mêmes métiers avec cette différence que Sylis est plus avancé sur les savoir-faire technologique et IBT dans les réseaux et l’intégration de solutions (hardware et software)”. Située à Lambersart près de Lille, la SSII Sylis prévoit de réaliser cette année un chiffre d’affaires de 235 millions de F, en hausse de 40 %, et un résultat de 13 millions de F (+ 54 %) “cette acquisition va nous permettre de nous développer sur les marchés d’Europe du Nord. Nous comptons pour cela embaucher chez IBT une cinquantaine d’ingénieurs d’ici à deux ans”.

En outre, Sylis s’apprête à acquérir une petite société parisienne de 9 salariés créée en 1993, Nota Multimédia. Spécialisée dans le conseil et la réalisation multimédia, elle deviendra Sylis Multimédia après la fusion prévue le 1er janvier prochain “cette société qui a été notre fournisseur, nous apporte l’expertise graphique”.

Grâce à son propre développement et à ces deux acquisitions dont le montant n’a pas été révélé, Sylis devrait atteindre un chiffre d’affaires de près de 500 millions de F “notre objectif stratégique est d’atteindre le milliard de F en 2001, taille critique pour être représentatif. Cette double opération y contribue. Et nous travaillons à deux autres acquisitions pour l’année prochaine, une en Europe qui confortera notre développement européen, et l’autre en France pour nous étendre au sud de la Loire”. (Les Echos 1er/12/1998)