Pour lever des fonds plus facilement, plusieurs jeunes pousses estiment que le meilleur moyen est de se rapprocher d'entreprises importantes pour attirer l'attention. Un constat pas totalement partagé.

Les start-up françaises en quête de l'attention des grands groupes

Comment attirer le regard des investisseurs sur sa start-up ? Pour plus de la moitié (55 %) des jeunes entrepreneurs interrogés en amont de Start West, qui rassemble porteurs de projets et financeurs, cela passe par des partenariats avec de grandes entreprises. Cela, afin d'attirer l'attention. Pour les 45 % restants, au contraire, il est déconseillé de se rapprocher de sociétés de grandes tailles sous peine d'être desservis. En ce qui concerne les financements en eux-mêmes, plus de 50 % lorgne d'abord vers les business angels et, pour huit sur dix d'entre eux, sur les fonds d'investissements de capital risque. Reste un bémol : les start-up sont nombreuses (86 %) à se sentir délaissées par les investisseurs. Il existe également un décalage entre les attentes des entrepreneurs et les montants sur lesquels les investisseurs sont prêts à s’engager.

Des projets en manque d’investisseurs ?

D'où la nécessité, précise l'étude, d'aller chercher des fonds auprès de plusieurs partenaires. En ce qui concerne les rapports qu'entretiennent les grands groupes avec ces start-up, le rapport précise qu'il s'agit en général de collaboration technologique (65 %), suivie de la R&D (70 %), de commerce (65 %). Dans seulement 30 % des cas il s'agit d'investissement financier. Pour les entreprises, s'intéresser à ces jeunes pousses vise avant tout à accélérer leur cycle d'innovation (pour neuf sur dix d'entre elles). Vient ensuite l'envie d'élargir son champ d'innovation, et d'augmenter son degré d'innovation en favorisant celle dite de rupture.

La rentabilité, loin d'être une préoccupation principale !

Pour poursuivre dans les chiffres, plus des deux tiers sont partenaires de start-up, près des trois quarts avec plus de dix. D’une manière générale, l’innovation reste au cœur des préoccupations des grands groupes, dont une importante majorité possède une direction dans ce domaine. A noter enfin, malgré cette préoccupation de partenariats,  seulement 3% des créateurs d’entreprises innovantes considèrent la rentabilité de leur projet comme leur premier objectif. Et elles ne sont qu'une petite quinzaine de pourcent à désirer entrer en Bourse. Le rapport a été réalisé auprès de trois cents porteurs de projets ayant participé à l'événement, de cent vingt investisseurs et de cent responsables de l'innovation dans une grande entreprise.