Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, est venu plaider la cause de son groupe auprès du commissaire européen à la concurrence Mario Monti. La décision finale de ce dernier quant à la condamnation...

Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, est venu plaider la cause de son groupe auprès du commissaire européen à la concurrence Mario Monti. La décision finale de ce dernier quant à la condamnation de Microsoft doit être connue dans une semaine jour pour jour. Lundi, les quinze membres de l’Union européenne ont apporté leur soutien unanime aux conclusions de la Commission européenne sur ce dossier : Microsoft viole les règles de la concurrence.On ne sait pas si, comme à son habitude, Steve Ballmer a mouillé sa chemise en sautant sur une scène, pas plus qu’on ne connaît la teneur de ses discussions avec Mario Monti. La firme de Redmond doit plancher depuis longtemps sur les moyens d’éviter une condamnation de l’Europe, qui pourrait être très gênantes pour l’éditeur. Comme nous le rappelions dans la Lettre de l’Atelier de ce lundi, deux options s’offrent aujourd’hui à Microsoft. La Commission peut condamner le groupe à une amende, dont le montant est susceptible de s’élever jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires du groupe – soit plus de trois milliards de dollars. C’est encore l’option la moins dangereuse pour Microsoft, qui est doté d’une importante trésorerie. Deuxième disposition que peut prendre la Commission européenne à l’égard du groupe : le contraindre à revoir la copie de son système d’exploitation, et donc à rendre publique une partie de son code source. Un modèle d’exigences que bien d’autres pays dans le monde pourraient alors adopter. (Atelier groupe BNP Paribas –17/03/2004)