Afin d'accélérer le nombre d'opérations électroniques dans le pays, les autorités égyptiennes lancent un service de signature électronique. Celui-ci concerne les transactions commerciales et administratives.

Pour sécuriser et populariser les transactions électroniques dans les secteurs privés et publics, l'Egypte annonce le lancement d'un système de e-signature. Une initiative qui souhaite répondre à la multiplication d'incidents concernant le vol de données de cartes bancaires et d'informations personnelles en ligne. "La signature électronique sécurisera les opérations numériques", explique à L'Atelier Sherif Hashem, vice président de l'Information Technology Industry Development Agency (Itida), qui a lancé le service. Selon lui, celle-ci est le pilier pour les transactions électroniques dans le secteur commercial, gouvernemental et administratif. "Cela prend parfois des mois pour transférer et vérifier les documents", affirme-t-il. L'e-signature permettra de le faire d'une façon instantanée".
Une sécurisation technique et juridique
Ceci parce qu'elle représente exactement la même valeur juridique qu'une signature manuscrite. Elle peut également être utilisée comme preuve juridique devant un tribunal. Le système s’appuie sur la notion de certificat numérique, qui intègre les informations permettant une identification unique. Ce certificat se présente sous la forme d’un logiciel à installer sur le poste de travail du signataire ou encore d’une clé USB à insérer sur ce même poste au moment de signer. Le signataire dispose de deux clés : une privée, qui lui permet de signer, et une autre publique, transmise au destinataire et utilisée pour vérifier l’identité de l’expéditeur."La signature électronique est sécurisée par des certifications internationales", poursuit Sherif Hashem. "Par conséquent, les citoyens peuvent s'en servir librement, car elle empêche la fraude".
Rendre le pays plus compétitif
Et d'ajouter : "Plus de trente pays proposent déjà les mêmes services". Selon lui, le service facilitera et encouragera les transactions électroniques et bancaires, mais aussi les importations et les exportations commerciales. Ce qui devra augmenter la compétitivité du pays au niveau international. Les opérations bancaires et plus grand public, comme la réservation des billets d'avion, devront aussi en profiter. "Pour l'instant, le service est disponible pour vingt cinq institutions gouvernementales et bancaires", conclut Sherif Hashem. "Mais leur nombre devra augmenter, lorsque les entreprises commencent à en comprendre les bénéfices"