Les entreprises qui se lancent dans le développement d'applications ont intérêt à faire les choses progressivement. Même si cela implique de ne pas parier immédiatement sur les technologies en vogue comme la géolocalisation.

Une stratégie mobile réussie doit répondre à un cheminement précis

Cette année, développeurs et entreprises s'attendent à tripler le nombre d'applications mises au point, et en créer pour au moins quatre type d'appareils différents. Un engouement qui marque la fin de la période dite d'expérimentation, notent Appcelerator et IDC dans une étude commune. Ainsi, si la majorité des personnes interrogées l'an passé expliquaient être encore en train de tâtonner, elles sont 55 % à expliquer aujourd'hui se sentir en phase d'accélération. Mais cette consolidation, si elle veut fonctionner, doit être accompagnée d'une véritable stratégie, rappellent les analystes. Un constat d'autant plus vrai pour les nouveaux entrants, notamment sur le marché des tablettes. Dans ce but, les responsables de l'étude ont mis au point une feuille de route. Celle-ci est basée sur les trois grandes phases de l'adoption du modèle d'application par les entreprises : celle de l'exploration, de l'accélération puis de l'innovation.

Comprendre les phases du marché…

Le but étant de rappeler aux compagnies qu'il est déjà nécessaire de déterminer sa situation avant de se lancer dans une stratégie de développement. Selon Appcelerator et IDC, en phase d’exploration, une entreprise doit ainsi s’attacher à distribuer son application sur une plate-forme unique, et proposer du contenu purement informatif. Les responsables de l'étude conseillent aussi un développement en externe. Dans la phase d’accélération, ils estiment par contre que l'entreprise peut développer son application pour plusieurs supports, et chercher à susciter l'engagement du consommateur. Ici, le développement peut se faire à la fois en externe et en interne. En phase d’innovation, l’objectif principal sera enfin de toucher tous les supports existants et d’arriver à monétiser son application. Côté développement, les consultants conseillent de le faire en interne.

… Pour créer les conditions de son succès

A noter que la phase d'accélération dans laquelle se trouve une grande partie des entreprises, correspond au développement par ces dernières d'une moyenne de 6,5 applications par tête, contre une ou deux l'an passé. Cela, sur plusieurs plates-formes - iPhone, iPad, Android Phone, Android Pad… - contre une ou deux là aussi un an auparavant. Appcelerator et IDC soulignent aussi l'engouement des développeurs pour le cloud computing : près de neuf modules sur dix seront reliés à une solution dans les nuages. Autre grande tendance : l'intégration de services de localisation et de partage. Enfin, en ce qui concerne le modèle d'affaires, les consultants confirment le passage d'applications proposées contre rémunération vers un système freemium, basé sur la publicité ou l'achat de biens au sein de l'application. L'étude a été menée auprès de deux mille deux cents développeurs d'applications.