Spécialiste des ordinateurs à tolérance aux pannes, particulièrement prisé par les banques, les loteries ou les compagnies aériennes, le fabricant américain d'ordinateurs Stratus s'était récemment...

Spécialiste des ordinateurs à tolérance aux pannes, particulièrement prisé par les banques, les loteries ou les compagnies aériennes, le fabricant américain d'ordinateurs Stratus s'était récemment diversifié dans les télécommunications. En juillet dernier, Stratus avait été racheté par un équipementier spécialisé dans les réseaux de données Ascend. Dès le départ, Ascend devait se séparer de la branche ordinateurs pour ne conserver que l'activité spécialisée dans les télécommunications. Bien qu'Ascend ait été racheté depuis par l'équipementier de télécoms Lucent, cela n'a en rien modifié ces plans. Désormais, Stratus est une société indépendante et privée, basée au Luxembourg, détenue à 70 % par un fonds d'investissement de Barhain, Investcorp, et à 30 % par les salariés de l'entreprise. Le nouveau Stratus Computer Inc. table pour cette année sur un chiffre d'affaires de 275 à 300 millions de dollars, dont 55 % réalisés en vente de matériel et le reste en services. Son nouveau PDG, Steve Kiely, assure pouvoir enregistrer entre 25 à 30 millions de dollars de bénéfices avant impôts.

Selon IDC, le marché mondial des applications critiques, indispensables à la vie de l'entreprise, est évalué à 20 milliards de dollars, en hausse chaque année de 16 %, celui de la haute disponibilité (moins de cinq minutes de défaillance des machines par an) à 9,2 milliards de dollars, en croissance annuelle de 10 %.

Très proche de Hewlett-Packard dont il utilise la puce Risc et le système d'exploitation Unix en plus de son propre logiciel propriétaire VOS, Stratus se prépare à étendre sa gamme vers le monde Intel-Microsoft. Ses premiers ordinateurs à tolérance pour panne équipés de Windows NT sortiront au printemps 2000 "le fait d'être privé nous permet d'investir aujourd'hui 15 % en recherche développement, sans que personne ne trouve rien à y redire. L'année prochaine, nous aurons d'importantes dépenses en marketing". (Les Echos - 22/03/1999)