La start-up indienne compte faire évoluer les méthodes d’apprentissage grâce à la curation de contenus et à un algorithme de coaching.

Studycopter utilise la curation pour personnaliser la préparation aux examens

Nous sommes entrés de plein pied dans le 21ème siècle, mais cependant la préparation aux examens semble toujours coincée dans le 20e. C’est en tout cas ce que prône Adi Jain, fondateur de la start-up indienne Studycopter qui annonce faire évoluer les méthodes de préparations aux tests standardisés et notamment au GMAT. Grâce à la carrière de son fondateur dans des entreprises numériques d’éducation et d’édition ainsi qu’au soutien de la banque mondiale pour les initiatives éducatives technologiques, la start-up dispose de ressources académiques importantes tels de multiples examens blancs et d’un nombre important de questions pratiques grâce à la signature d’accords avec des éditeurs de contenus scolaires mondiaux.

Un algorythme à la base d’un programme personnalisé et d’une curation de contenus.

La start-up met en avant son savoir faire en termes de personnalisation du contenu et de répétitions de difficultés, fonctions du profil de l’utilisateur. La curation de contenus et des méthodes adaptatives seraient en effet bien plus efficaces que nos vieilles annales selon Adi Jain. « Notre algorithme suit les forces et les faiblesses d'un élève et apporte une recommandation éclairée ainsi qu’un plan d'action compte tenu du rendement actuel et passé de l’étudiant. », précise Adi Jain. La méthode a été testée avec des étudiants européens, américains et asiatiques depuis janvier 2013 et est basée sur le modèle de l’essai. En effet, il est possible de s’entrainer 7 jours avant d’adopter ou non la méthode qui est également sociale : «Notre algorithme permet d’établir constamment des corrélations entre les performances de plusieurs étudiants. Les recommandations  s’affinent donc de plus en plus à mesure que des étudiants l’utilisent ».

Une méthode différente des MOOCs ?

La plupart des grandes universités fournissent également des contenus de leurs cours que ce soit de façon ludique ou interactives. Mais l’objectif final est différent selon Adi Jain : «  Les MOOCs par définition entendent permettre à un étudiant d'acquérir la maîtrise d'un concept ou d’une discipline quand notre mission est plus simple: permettre aux étudiants d'obtenir le meilleur score possible sur un test standardisé ». Par ailleurs, les méthodes des MOOCs nécessiteraient un certain degré de synchronisme d’apprentissage entre les participants quand la préparation au test est purement individuelle. Enfin, Studycopter propose ses services sur mobile pour qu’ils soient utilisables à tout moment. En effet, pour son fondateur : « les outils d'apprentissage issus de la technologie auront un rôle énorme à jouer dans un très proche avenir ».

Rédigé par Pierre-Marie Mateo
Journaliste