Pour éviter d'accoler des tags sur les visuels que les annonceurs souhaitent rendre interactifs, DooG utilise un système d'analyse automatique des images photographiées par les consommateurs.

Les supports imprimés deviennent leurs propres codes à barres

Lier tout support à un contenu multimédia consultable en ligne ou téléchargeable sans l'intermédiaire d'un code barre 2D : voilà le concept développé par DooG. L'objectif de cette start-up française spécialisée dans la reconnaissance  visuelle est d'éviter d'accoler une étiquette à chaque contenu que les annonceurs souhaitent rendre interactif. "Nous voulons rendre le geste naturel pour l'utilisateur, sans artifice et sans dénaturer le contenu", explique à L'Atelier Eric Krzyzosiak, PDG fondateur de DooG. Concrètement, le système d'indexation baptisé DooGlink relie automatiquement divers contenus imprimés - articles, images, publicités - que lui fournissent des entreprises clientes à une base de données où sont indexés des hyperliens renvoyant vers des contenus éditoriaux ou publicitaires en ligne. Il s'agit soit du "flux XML fournis par l'entreprise elle-même tels que des annonces publicitaires ou des  offres, etc.", explique le directeur.

Une analyse contextuelle, textuelle et discursive du contenu client

"Soit de contenus publics présents sur la Toile en rapport avec le contenu du client", poursuit-il. Une pertinence de l'indexation que DooGlink obtient par le biais d'"une analyse contextuelle, textuelle et discursive du contenu client permettant de le comprendre et de le situer", précise-t-il. Du point de vue du consommateur, le processus est le suivant : il prend une photographie d'un contenu imprimé, envoie celui-ci à DooG. Cela peut se faire par MMS à un numéro court, gratuitement par courrier électronique ou directement depuis l'application mobile iDooG. Le système recherche dans sa base de données les images correspondantes puis retourne à l'utilisateur dit 'doggeur' un email, SMS ou pages Internet lui donnant accès aux contenus complémentaires. Techniquement : la recherche visuelle du système se base sur le point central de la photographie. De sorte que "même si l'image n'est pas de bonne qualité, le dispositif est capable d'identifier le contenu qui y est associé", souligne le directeur. Car "le geste naturel des utilisateurs est de centrer ce qui les intéresse".

Renvoie vers du contenu public ou présélectionnés par l'entreprise cliente

Qu'il s'agisse d'une photographie prise par un téléphone mobile avec une résolution de 320 x 200 et transmise par MMS, d'une image capturée en 2 Megapixels transmise en 3G par email ou via l'application mobile, "le taux de reconnaissance visuelle de l'outil Doog avoisine les 99 %", affirme-il. La solution est compatible avec tous les services de messagerie personnelle ou professionnelle ainsi qu'avec la plupart des téléphones portables disposant d'un appareil photographique intégré et d'un abonnement MMS, data GPRS ou 3G. Une initiative qui n'est toutefois pas nouvelle, Digimarc Mobile a d'ores et déjà tenté de rendre photos et contenus interactifs sans utiliser de code-barres. A noter que DooG fait partie des finalistes du grand prix de l'innovation de la ville de Paris.