Pour affiner les solutions de reconnaissance faciale ou de tracking, l'université de Shiraz a mis au point un système d'extraction des images basé sur la couleur, et qui facilite la détection de tous les types d'épiderme

Les systèmes de surveillance s'intéressent aussi au grain de la peau

Les solutions de sécurité basées sur l'image utilisent notamment des systèmes de détection de la peau, et qui permettent à la machine d'identifier la présence d'un individu sur une image. Cela, à des fins de sécurité, dans les banques ou les aéroports. Le problème, selon une équipe de l'université de Shiraz, c'est que les méthodes existantes ne seraient pas toujours assez précises. Elles se baseraient sur l'extraction de pixels en fonction d'un espace colorimétrique, pour ensuite les classifier. Si l'on en croit les scientifiques, un grand nombre de ces dispositifs manquerait de précision et ne permettrait pas de détecter les différents types de peau. Du coup, ils ont mis au point un système qui repose sur une technique d'extraction des images basée sur la couleur et baptisée CBIR (Color Based Image Retrieval).

Un système de récupération d'images

Celui-ci permet de définir et de comparer l'épiderme visionné de façon très précise. Selon les chercheurs, le dispositif permettrait d'affiner les solutions de reconnaissance faciale, par exemple, mais aussi de tracking. Notamment parce qu'il reconnaîtrait les différents types d'épiderme en plus de seulement distinguer la présence d'un être humain. Comme dans tout système de récupération d'image (image retrieval), le système est capable de reconnaître dans un cliché les éléments qui l'intéressent en fonction de toute une palette de critères contenus dans une base de données prédéfinie. Ici, cette dernière est basée sur la couleur. Les chercheurs ont en effet établi un histogramme reprenant l'ensemble des couleurs composant les épidermes, avec des colonnes variables en fonction de la quantité d'une des composantes colorimétriques.

Scinder le cadre en plusieurs cases

Ils ont ensuite entraîné le système en le confrontant à toutes sortes de clichés d'épiderme. Lors de l'utilisation, le dispositif recherche du coup dans chaque pixel des occurrences avec l'histogramme. Pour rendre le système encore plus précis, les chercheurs proposent également de découper chaque image en plusieurs cases. Le système peut ainsi comparer l'analyse de chaque pixel avec chacun des autres compris dans sa case. Selon les chercheurs, cela permet également de le rendre moins sensible à la luminosité ou au contraire aux zones d'ombre.