Interaxon travaille sur une solution de contrôle d'un jeu iPad par la pensée. Cela par la lecture des ondes cérébrales. Le but : proposer des applications ludiques ou d'amélioration de ses capacités de concentration.

Contrôler un iPad sans réaliser de gestes. C'est ce que souhaite proposer Interaxon, qui travaille sur des solutions de manipulation d'interfaces par les ondes cérébrales. Le but : "avoir la possibilité d'améliorer ses aptitudes en termes de capacité de concentration", explique à L'Atelier Ariel Garten, PDG d'Interaxon. Cela, au sein d'applications d'apprentissage, de jeu ou encore professionnelles. Pour démontrer cela, la start-up canadienne a ainsi mis au point avec Secret Exit une version modifiée du jeu pour tablette Apple Zenbound. Ce dernier vise à enrouler une corde autour de divers billots de bois seulement en inclinant l'appareil. Interaxon y a ajouté un bandeau, dans lequel sont placés des capteurs.

Des écouteurs qui captent les ondes cérébrales

L'un est situé près de l'oreille gauche, et l'autre sur le front. Ce qui permet de capter les signaux électriques produits par le cerveau. Signaux ensuite envoyés vers un logiciel intégré à l'iPad via Bluetooth. "Le jeu fonctionne par la lecture des ondes cérébrales d'un individu", poursuit le responsable. Quand une personne se concentre, son esprit génère plus d'ondes dites bêta. Alors que, quand il se détend, c'est son pourcentage d'ondes alpha qui augmente. "Ce que nous faisons, c'est détecter ce changement et l'utiliser comme un signal de contrôle". Chaque signal correspond à un mouvement, que le joueur doit apprendre à contrôler.

Améliorer sa concentration

S'il dépasse un certain seuil de baisse de concentration, le jeu se met au point mort. A la fin d'une session, les personnes peuvent aussi voir les moments où elles ont été les plus attentives. "Dans le futur, l'informatique contrôlée par l'esprit autorisera un contrôle unidimensionnel des interfaces, et donnera la possibilité d'influencer ces supports en prenant en compte l'état de l'utilisateur", juge Ariel Garten. Et de conclure : "Une personne en train de manipuler une machine potentiellement dangereuse pourrait par exemple recevoir une alerte en cas de baisse d'attention, afin de ne pas courir de risques".