Alors que l’on parle de boom en matière d’Internet « haut débit » dans l’actuelle Union Européenne, les futurs membres de l’UE accusent un retard certain, à l’exception notable de l’Estonie. En ...

Alors que l’on parle de boom en matière d’Internet « haut débit » dans l’actuelle Union Européenne, les futurs membres de l’UE accusent un retard certain, à l’exception notable de l’Estonie. En effet, on ne dénombre au premier semestre 2003 que 148.000 lignes téléphoniques équipées de la technologie DSL pour l’ensemble des huit pays de l’Est, futurs membres de l’UE.
En comparaison, l’Allemagne, juste un peu plus peuplée que ces huit pays, compte à la même période 3,640 millions de lignes DSL. Selon les spécialistes, ce retard s’explique en bonne partie par la cherté des abonnements. Ainsi, pour une offre comparable, il faut dépenser 50 € par mois à Prague contre 20 € à Paris, alors que le revenu moyen y est toujours nettement supérieur.
On retrouve ce retard dans l’utilisation d’Internet qui concernait en 2002 14% de la population dans ces huit pays, contre 43% à l’Ouest. Cependant la situation n’apparaît pas figée, puisque la Slovénie et l’Estonie sont déjà au niveau de l’UE ! Certains s’avancent même à parler de « miracle Internet » en Estonie, un des pays les plus pauvres des futurs membres de l’UE.
La cause ? Le développement de l’innovation et de l’informatisation estonien a bénéficié d’un soutien constant des gouvernements successifs. Cet engagement a été visible lors de la libéralisation des marché des télécoms ou dans l’accent mis sur l’innovation par les services publics et les institutions.
La proximité géographique des pays scandinaves a aussi joué un rôle important. Dans ce pays, on peut remplir sa déclaration d’impôts en ligne depuis de nombreuses années, toutes les écoles du pays sont reliées à Internet… La formation est aussi très importante puisque 500 points d’accès Internet gratuits ont été mis en place dans tout le pays, avec une aide pour les citoyens ne maîtrisant pas internet. Ce pays précurseur prépare pour 2005 le vote électronique.

(Atelier groupe BNP Paribas – 01/09/2003)