Les taxis autonomes pourraient envahir très prochainement nos réseaux routiers, car leur utilisation pourrait permettre de faire gagner de l’argent au consommateur et de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.

Des taxis sans chauffeurs pour réduire les émissions de CO2 ?

Alors que l’adoption massive de la voiture autonome par les consommateurs est prévue pour 2050 selon une étude Mc Kinsey, c’est un autre service autonome qui risque de faire son apparition bien plus tôt, et ce pour des raisons écologiques. Selon la dernière étude réalisée par le laboratoire national Lawrence Berkeley aux États-Unis, un système de taxi sans chauffeurs pourrait être une solution à la fois économique et environnementale, tout  en ayant un impact plus que positif sur la réduction des gaz à effet de serre.

Les analyses des chercheurs américains (Jeffery Greenblatt and Samveg Saxena) ont en effet permis de révéler que la quantité de gaz à effet de serre au kilomètre d’un taxi électrique autonome en 2030 sera 63 % à 82 % plus basse qu’un véhicule hybride conduit par son propriétaire à la même période, et 90 % plus bas qu’une voiture dont le moteur fonctionne à l’essence. Un réduction presque de moitié due à l’adaptation de la taille du taxi aux besoins de l’occupant.

La voiture autonome est d’ores et déjà envisagée par de nombreux fabricants automobiles et la question de la taille de ces mêmes véhicules pourrait générer des économies certaines pour le propriétaire du véhicule tout comme pour les passagers de celui-ci, c’est pourquoi les fabricants travaillent de plus en plus à des modèles pouvant contenir une à deux personnes maximum. Une réflexion qui s’explique par le fait que les Américains qui se déplacent le font majoritairement seuls plutôt qu’en groupe. Une pratique également qui, si la taille des voitures s’y adaptait, permettrait de faire d’économiser de l’énergie tout en réduisant le taux de CO2 émis par le véhicule.

 

 

Autre performance du véhicule autonome, celui-ci serait capable d’adapter sa conduite en fonction des autres voitures autonomes, en conduisant assez près des autres véhicules pour réduire la résistance du vent, et ainsi permettre des accélérations et des freinages sans à-coups. Un avantage supplémentaire qui pourrait permettre de réduire l’utilisation d’énergie.

En ce qui concerne le coût du véhicule cette fois-ci, un véhicule autonome sur une moyenne de 12 000 kilomètres par an, reste plus cher qu’une voiture fonctionnant à l’essence. Néanmoins, sur un parcours de distance plus élevé (40 000 à 70 000 km/an) un véhicule autonome est plus économique que ce soit sur les coûts d’entretien, l’utilisation de fuel, l’assurance, etc. Malgré un coût plus élevé à l’acquisition, le véhicule autonome reste plus efficace et économique grâce à sa faible consommation de carburant, qui permet de rentabiliser l’achat. Un cas de figure somme toute plutôt rare : la solution la plus eco-friendly est aussi la moins chère sur le long terme.

Bien que la technologie permettant de rendre les voitures autonome ajouterait environ 150 000 dollars au coût brut d’un véhicule, les taxis autonomes reviendraient tout de même moins chers que les taxis actuels puisqu’ils n’exigeraient pas la présence d’un conducteur professionnel.

Selon les calculs des chercheurs, si 5 % des ventes annuelles de véhicules (environ 800 000 voitures par an) étaient substituées au profit des taxis autonomes, cela pourrait permettre d’économiser 7 millions de barils de pétrole par an et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 2.1 à 2.4 millions de tonnes par année. L’autre facteur qui contribuera à la baisse des émissions d’effet de serre, c’est la transformation du réseau électrique des États-Unis, qui aura lieu d’ici 2030, affirment les chercheurs. Basé sur des énergies plus propres, ce système permettra de produire moins de pollution qu’à l’heure actuelle.

Rédigé par Anthéa Delpuech