AirMule, un robot-taxi a pris son envol. Un succès qui laisse présager la future apparition des taxis volants au cœur de la smart city.

Les taxis volants s’inviteront-ils dans la smart city ?

AirMule, aussi surnommé Cormoran, est un taxi volant mis au point par Urban Aeronautics.              Totalement autonome, il vole sans pilote et peut transporter une charge de mille kilos, dans un périmètre de 690 km. En janvier 2016, il a effectué son vol d’inauguration. Les possibilités d’utilisation de l’appareil sont nombreuses. D’abord pensé à des fins militaires pour extraire en toute sécurité des soldats du champ de bataille ou atteindre des zones difficiles, l’aéronef d'origine israélienne, cache d’autres promesses. Dans le civil, il pourrait jouer le rôle de taxi volant, et traverser rapidement les centres urbains.

D’ici quelques années, verra-t-on ces aéronefs survoler le ciel de la smart city comme dans le 5ème Elément ? En tout cas, Airbus est déjà en lice. En effet, le groupe prévoit de présenter publiquement sa première voiture volante Vahana à horizon 2020. Mais ses ambitions sont plus larges encore : créer une flotte de taxis automatisés pour faire voyager les citadins sur des trajets aussi accessibles qu’en taxi et plus rapides. L’ambition serait à terme de pouvoir commander son taxi volant aussi simplement que la réservation d’un Uber, sur son smartphone. Et  la concurrence ne manque pas. Google se lance discrètement dans le secteur avec Zee.aero. Uber, est également de la partie, suivi par l’entreprise polonaise Aeromobil. Enfin la start-up Sea Bubble développe des hydroptères, entendez des bateaux-taxis capables de décoller et transporter des passagers.

Ces taxis volants autonomes pourraient régler de nombreux problèmes de mobilité en désencombrant la ville de ses voitures. Selon Airbus : « Les problèmes de trafic deviennent plus aigus à travers le monde en conséquence de l’urbanisation croissante ». Néanmoins d’autres questions restent en suspens : Comment assurer la sécurité de ces voitures et de leurs passagers ? Quels sont les risques d’accidents ? Comment réduire le bruit de ces moteurs en ville ? Quel impact écologique dans un monde engagé à réduire ses émissions de CO2 ? Cette nouvelle mobilité impliquerait également la création d’une nouvelle réglementation aérienne, d’un nouveau réseau de transport, ainsi que la création de zones d’hélisurfaces. Affaire à suivre donc.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste