Crise ou pas, pour réussir, les entreprises doivent rester concentrées sur l'innovation technologique. C'est ce qui les protègera le plus sûrement de la concurrence.

Plus que jamais, les technologies restent le critère majeur qui détermine la viabilité d’une entreprise, affirme Arthur D. Little dans un livre qu'il publie, Innovate your company. Michael Träm, le PDG du cabinet, y consacre un chapitre entier au rôle des technologies dans le modèle d’affaire des entreprises. Il rappelle notamment qu’elles sont à la source de tous les efforts de différentiation. Que ce soit dans le développement de services ou de produits innovants, ou pour mener des actions de réduction des coûts. Plusieurs conditions s’appliquent cependant pour que cela contribue durablement au succès des entreprises concernées. Premièrement, les technologies employées doivent être réévaluées régulièrement pour voir si des améliorations ne sont pas possibles, notamment au niveau de la production.
Rester ouvert et innovant pour ne pas se laisser dépasser
De la même manière, l’image de marque de la technologie doit être réinventée si nécessaire. Enfin, Michael Träm conseille aux entreprises de rester ouvertes sur les opportunités qui pourraient se présenter. Qu’il s’agisse de nouveaux produits, de nouvelles applications, ou bien de nouveaux marchés à investir. Selon lui, cet état d’esprit et cette ouverture sont de nature à protéger les entreprises occidentales de la concurrence des pays d’Asie du Sud-Est. Même si les entreprises des pays émergents utilisent de plus en plus les technologies occidentales les plus avancées (parfois via le piratage et la contrefaçon), elles manquent des processus d’innovation et du savoir-faire qui pourraient en faire des concurrents sérieux sur le court terme.
Les technologies vertes s’imposent
Autre facteur d’importance souligné par Arthur D. Little : les technologies vertes. Le PDG souligne qu’elles s’imposent de plus en plus dans les modèles d’affaires des entreprises pour plusieurs raisons. Premièrement, il y a une réelle prise de conscience écologique de la part des clients, des employés et des fournisseurs de l’entreprise. Leur contribution à la réduction des émissions des CO2 et des dépenses énergétiques constitue ici un argument imparable. Par ailleurs leur contribution à la réduction des coûts n’est plus à prouver. Un argument que Michael Träm conseille d’utiliser aux CIO pour convaincre les décideurs récalcitrants.