Napster pourrait encore changer de main. Le site de téléchargement en ligne, relancé en 2003 par le groupe de logiciels Roxio en tant que plate-forme légale...

Napster pourrait encore changer de main. Le site de téléchargement en ligne, relancé en 2003 par le groupe de logiciels Roxio en tant que plate-forme légale, a annoncé dans un communiqué du 18 septembre avoir mandaté la banque d'affaires UBS Investment Bank dans le but de faire le point sur sa stratégie. Suite à des "marques d'intérêt manifestées par une tierce partie", le site a affirmé envisager une vente ou un partenariat stratégique.
 
Ces derniers temps, la société présente de sérieux déficits. En concurrence avec l'iTunes d'Apple qui représente 88% des téléchargements légaux aux Etats-Unis, Napster accuse une baisse de 7% du nombre de ses abonnés, actuellement 512000, par rapport au trimestre précédent. Sur l'exercice fiscal 2005/2006, le groupe annonce une perte nette de 54.9 millions de dollars, contre 29.5 au 31 mars dernier.
 
La situation, délicate, n'est cependant pas désespérée. Au regard du premier trimestre de son exercice fiscal 2006/2007, la firme ne déplore que 9.8 millions de dollars de perte, contre 19.9 millions à la même période l'an passé. Enfin, le chiffre d'affaires, avec 28 millions de dollars, est en hausse de 35%.
 
Napster n'est donc pas en danger, et pourrait continuer seul sa route. Car la société a de nombreux atouts de son côté : une technologie propriétaire, un catalogue fort de plus de deux millions de titres issus de labels indépendants et de majors, la mise en place, depuis l'an dernier, d'un modèle économique gratuit financé par la publicité, ou encore une visibilité sur le secteur du téléchargement sur mobile, avec le lancement de Napster Mobile en partenariat avec Ericsson.
 
Cependant, en concluant une vente ou un partenariat, la firme pourrait "devenir un acteur clé des médias numériques", annonce son directeur, Chris Gorog, qui ajoute que son "but est d'accroître la valeur actionnariale".  Parmi les acquéreurs potentiels, Tim Bajarin, analyste chez Creative Strategies, estime qu'un groupe de médias comme Viacom ou un fabricant de combinés mobiles comme Samsung figurent parmi les favoris.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 20/09/2006)