« C’est la fin de l’impunité »… Voici le message qui a accompagné les plaintes déposées par la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP). Ils sont ainsi une vingtaine d’internautes...

« C’est la fin de l’impunité »… Voici le message qui a accompagné les plaintes déposées par la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP). Ils sont ainsi une vingtaine d’internautes, de Paris comme de province, à être poursuivis par cette instance qui a précisé dans un communiqué qu’elle espérait ainsi obtenir des peines d’intérêt général et des sanctions financières exemplaires. Après les premières menaces de l’industrie musicale, proférées le mois dernier via une campagne de publicité informant des risques encourus, voici que les producteurs passent à l’action. Aujourd’hui, les textes de loi précisent que le téléchargement illicite de musique en ligne est passible de trois années d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende. L’acharnement de l’industrie musicale porte les marques d’une certitude du secteur quant à la responsabilité du téléchargement face à la baisse des ventes de disques. Une analyse qui est loin de faire l’unanimité. Diverses études ont pu prouver que le téléchargement en ligne n’était pas la cause des pertes de l’industrie musicale. En France, le ministre Patrick Devedjian prenait la parole il y a une dizaine de jours pour affirmer que les difficultés rencontrées étaient le résultat de prix trop élevés des produits musicaux, du manque de diversité des titres proposés et de l’absence de politiques d’innovations mises en place par l’industrie du disque (voir article du 21.06.2004). Pour autant, les organisations comme le SCPP ne comptent pas s’arrêter là. Elles prévoient ensuite de s’attaquer aux fournisseurs d’accès Internet, parce qu’ils vantent les prouesses du haut débit pour le téléchargement rapide de fichiers, et de les inciter à « fermer les comptes de leurs clients se livrant au téléchargement illégal ». Chacun a le droit de rêver… (Atelier groupe BNP Paribas – 01/07/2004)