Le temps se gâte pour les pirates portés sur le téléchargement musical à outrance. Selon la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), quelques 2 000 nouvelles procédures...

Le temps se gâte pour les pirates portés sur le téléchargement musical à outrance. Selon la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), quelques 2 000 nouvelles procédures judiciaires ont été ouvertes dans dix pays européens, ce qui porte au total à 5 500 le nombre d'internautes poursuivis dans 18 pays.
 
L'IFPI précise qu'elle focalise ses plaintes sur les internautes qui mettent à disposition des autres usagers des morceaux protégés par le droit d'auteur. Une chasse qui n'épargne aucun pays, ni aucune couche sociale.
 
Ainsi, l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) vient d'annoncer qu'elle a déposé pas moins de 459 plaintes contre des internautes situés au Royaume-Uni, en France et en Autriche. Les plaintes concerneraient des utilisateurs des réseaux P2P KaZaA, eDonkey et Gnutella.
 
La Fédération réunissant 1 400 producteurs et distributeurs dans 76 pays, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. D'ores et déjà, d'autres opérations de ce type sont prévues. L'IFPI vient d'ailleurs d'épingler 247 personnes en Allemagne, Italie et le Danemark.
 
Dans les trois pays concernés par cette action en justice, les ventes de CD ou de cassettes ont enregistré une chute de 30 % sur les trois dernières années. D'après l'IFPI, la plupart des cas recensés impliqueraient des hommes âgés de 20 à 35 ans ou des parents qui n'auraient pas suffisamment mis en garde leurs enfants contre les risques du piratage.
 
Les pirates concernés par les plaintes, téléchargeaient, selon le secrétaire de l' IFPI Alex Dixon, des centaines et parfois des centaines de milliers de fichiers. Ces pirates chevronnés se retrouvent désormais sous la menace de dommages et intérêts ou d'amende de plusieurs milliers d'euros.
 
La Fédération explique que 35 % des personnes qui partageaient illégalement des fichiers copyrightés en France, en Allemagne, en Espagne, en Grande Bretagne ou en Suède, ont cessé de le faire. L'IFPI ne crie pas victoire pour autant, puisqu'elle concède que les pirates les plus réfractaires ont augmenté leur activité de 14 %.
 
Par ailleurs, le nombre de cas de poursuites judiciaires font figure de goutte d'eau au regard des 45 % d' internautes qui ont recours à un logiciel de peer-to-peer pour échanger de la musique. Surtout quand on sait que les jeunes Européens téléchargent trois fois plus illégalement qu'ils ne le font légalement.
 
En France, les amateurs de Peer to Peer repentis avouent pour 35 % d'entre eux avoir mis fin à leurs agissements par peur des sanctions et pour 15 % par peur de télécharger un virus.
 
Floriane Pouzol, pour l'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas -07/04/2006)