L'Observatoire Mondial des SYstèmes de Communication (OMSYC) vient de publier la quatorzième édition de son rapport sur l'état du marché mondial des télécommunications et ses perspectives...

L'O bservatoire M ondial des SY stèmes de C ommunication (OMSYC) vient de publier la quatorzième édition de son rapport sur l'état du marché mondial des télécommunications et ses perspectives d'évolution à l'horizon 2010.
Après deux années de quasi-stagnation, le marché mondial des télécommunications connaît depuis 2002 une nouvelle phase de croissance : le taux de croissance annuel moyen des revenus télécoms a été de 6 % entre 2002 et 2004 et devrait afficher 3 % sur la période 2004-2010. En terme de valeur, la progression est plus impressionnante : si en 2002, le marché représentait 1 241 milliards de dollars, il était de 1 389 milliards de dollars en 2004 et devrait atteindre 1 669 milliards de dollars en 2010, soit plus de deux fois sa valeur de 1996.
Le récent regain de croissance du marché des télécommunications est principalement lié au marché de la vente d'équipements (fixes, mobiles et équipements haut débit). Celui-ci a connu quelques bouleversements ces dernières années : alors qu'en 1996, plus de 60 % des revenus des équipements provenaient de la vente d'équipements de réseaux, aujourd'hui ils représentent moins de 40 % des revenus totaux. En revanche, les équipements privés génèrent actuellement 38 % de la valeur du marché des équipements, dont 86 % proviennent de la vente de terminaux mobiles . Le troisième pôle de revenu est représenté par les produits immatériels comme les services aux opérateurs et aux entreprises qui génèrent 17 % des ventes totales.
Le marché des services connaît quant à lui une croissance relativement stable depuis 1996 (moins soutenue depuis 2001 avec une croissance annuelle moyenne de 3% pour les 6 années à venir contre 11% entre 1996 et 2001) mais devrait générer environ 84 % des revenus des télécommunications à l'horizon 2010 alors qu'il représentait 78 % du marché en 1996.
Sur le marché des services, la voix fixe , qui représentait 3/4 du marché en 1996 ne représente désormais plus que 44% de la valeur même si cette dernière reste toujours la première source de revenus à la fin de l'année 2004. La concurrence par les prix dont fait l'objet ce service dans les pays développés et la compétition menée par les services de voix mobiles dans tous les pays sont les principaux facteurs de la décroissance des services de voix fixes.
Néanmoins, si le volume de lignes fixes n'a cessé de décroître en Europe de l'Ouest depuis 1999, du fait d'une forte pénétration atteinte relativement tôt et de la concurrence accrue des services mobiles, un regain d'intérêt des services fixes chez les clients résidentiels apparaît avec le développement des offres DSL de type « double » ou « triple play » (voix/Internet/TV). Ce nouvel attrait du fixe permettra aux parcs de lignes de se stabiliser et même de croître à nouveau dans certains pays d'Europe de l'Ouest.
Un transfert de valeur s'opère en faveur des services mobiles, qui devraient dépasser en 2005 les revenus issus de la voix fixe. Les services de données, tant sur réseaux mobiles que fixes, apparaissent être les premiers relais de croissance du secteur télécoms : La connectivité à Internet devrait afficher le taux de croissance annuel moyen le plus élevé de tous les services sur la période 2004-2010 (6,5 %), alors que les services de données mobiles représenteront une part grandissante des services mobiles dans la majorité des pays.
De nouveaux réservoirs régionaux de clients
Géographiquement, les revenus du marché des télécommunications (équipements et services) proviendront désormais de la zone Asie Pacifique, qui a déjà dépassé l'Europe de l'Ouest et qui devrait générer 28 % des revenus totaux en 2010. En terme de volume de lignes fixes, la prédominance de la zone Asie Pacifique est davantage marquée : alors qu'en 1996, le volume de lignes fixes était également réparti entre l'Europe de l'Ouest, l'Amérique du Nord et l'Asie Pacifique, en 2010, 43 % des lignes fixes seront issues de cette dernière et les deux autres régions réunies ne représenteront que 41 % du total des lignes.
(Atelier groupe BNP Paribas - 03/06/2005)