La demande d'applications santé augmente avec la promesse d'un meilleur suivi et d'une diminution des erreurs. Autant d'opportunités financières pour les différents acteurs.

Sur le téléphone, la santé s'annonce comme un important facteur de revenus

Les pouvoirs publics, les opérateurs de téléphonie mobile et le secteur médical ont tout à gagner à parier sur la "mSanté", c'est-à-dire à généraliser les applications via le mobile et les tablettes. C’est le constat d’une étude menée par Arthur D. Little dans les pays développés et dans les pays émergents. Selon eux, cela améliore la qualité des soins médicaux tout en réduisant le nombre d’erreurs, qui coûtent près de 20 milliards de dollars chaque annéeau système américain. Autre promesse : celle de générer des revenus supplémentaires pour les opérateurs, estimés à près de 10 milliards de dollars dans les cinq prochaines années, notamment grâce à l’abonnement à des services spéciaux de santé.

A la fois dans les pays développés …

Dans les pays développés, c’est l’explosion de la vente de smartphones et de tablettes qui pousse à la fois les opérateurs, l’Etat et les services de santé à se tourner vers des solutions de santé mobile. Déjà près de 17 000 applications en rapport avec le domaine médical sont téléchargeables sur l’AppStore, les trois quarts d’entre elles étant payantes et générant ainsi des revenus conséquents : ceux-ci devraient atteindre plus de 1,7 milliards de dollars d’ici à trois ans. L’étude estime qu’environ 500 millions de gens, dont un tiers d’utilisateurs via les smartphones, se disent près à utiliser ce type de solutions d’ici à 2015. Celles-ci doivent notamment traiter plus efficacement et à moindre coût des maladies chroniques notamment le diabète, l’hypertension et l’obésité. Le patient et le médecin peuvent utilisent par exemple des applications mobiles pour consulter et répertorier l’ensemble des tests quotidien en temps réel.

…Mais également dans les pays émergents

Passer par le mobile pour former ou soigner est également l’une des solutions à laquelle les pays émergents pourraient avoir recours. Le mobile peut servir à sensibiliser. C’est le cas par exemple en Arabie Saoudite ou près de deux millions de personnes se sont déjà abonnées en 2009 à un programme d’envoi de SMS pour obtenir des informations médicales. Le mobile sert également à collecter des informations pour constituer des bases de données médicales et pour suivre l’évolution d’une épidémie par exemple. Dans ce cas, le corps médical et la population peuvent transmettre des informations importantes quant à la prolifération d’une maladie dans leur village, ou les lieux qu’ils fréquentent en envoyant un simple SMS ou un MMS.