Travailler à distance permet d'éviter des conflits professionnels, de diminuer le stress, et de limiter le nombre d'interruptions. Mais le risque d'une aliénation aux outils de communication demeure.

Le télétravail plus satisfaisant que le présentiel ?

Comparé à des tâches effectuées au sein d’une structure professionnelle, le télétravail satisfait davantage les salariés, constatent dans une étude deux chercheurs de l’université de Wisconsin-Milwaukee (UWM) et de la faculté NorthWestern, aux Etats-Unis. Ces derniers ont demandé à un panel représentatif de salariés de s’exprimer sur les conditions dans lesquelles ils travaillaient au quotidien – parmi lequel une partie était employée de bureau, et l’autre adepte du travail à distance. Résultat : le second groupe a indiqué une satisfaction globale plus importante, et moins de stress quotidien.

Le bénéfice principal : l’absence de conflit professionnel

Par ailleurs, les répondants du second groupe ont affirmé être moins souvent interrompus au cours des tâches qu’ils effectuaient – et subir moins de distractions en règle générale. Le principal bénéfice tiré par ces personnes travaillant au moins trois jours par semaine à distance est l’absence de conflits professionnels récurrents, et une plus grande flexibilité dans leur travail. A l’inverse, le problème le plus souvent évoqué par ce groupe est l’aliénation à certains outils de communication, nécessaires pour garder contact avec d’autres professionnels – collègues ou clients. Point important : les deux panels ont indiqué un niveau équivalent en terme d’accès à des informations cruciales pour leur travail.

Développer des plates-formes collaboratives

Selon les chercheurs, pour gagner en productivité, les entreprises gagneraient du coup à développer des plates-formes collaboratives. Cela afin de fournir une information en flux continus, limiter le nombre de réunions, et les courriels groupés. Elles ont par ailleurs intérêt à encourager les salariés à se déconnecter, lorsqu’ils ont terminé leur journée de travail. L’étude a été menée auprès de 192 personnes, dont près de la moitié d’adeptes au télétravail. A noter : le travail des chercheurs a été récemment publié dans le Journal of Applied Communication Research, de la National Communication Association (NCA).