Les opérateurs de téléphonie mobile continuent leur ascension vers la télévision. Quatre opérateurs, Orange, Vodafone, Telefonica et 3, ont annoncé travailler ensemble...

Les opérateurs de téléphonie mobile continuent leur ascension vers la télévision. Quatre opérateurs, Orange, Vodafone, Telefonica et 3, ont annoncé travailler ensemble au test, prévu pour janvier 2007 dans la région de Bristol, d'un nouveau service de télévision sur mobile. Particularité : les programmes seront diffusés sur des fréquences radio.
 
La nouvelle technologie utilisée, baptisée TDtv, sera la troisième à être expérimentée sur le territoire britannique. A la différence de ses prédécesseurs, elle comporte un avantage qui pourrait la différencier: si les essais sont concluants, elle ne contraindra pas les opérateurs de télévision à acquérir de nouveaux spectres.
 
Ceux-ci pourront offrir à leurs abonnés 17 chaînes sportives ou de cinéma d'une haute qualité de définition ou jusqu'à 50 chaînes d'information en qualité inférieure. Une offre de radio numérique pourrait y être ajoutée.
 
Enfin, les chaînes étant communes à toute l'Europe et la technologie étant adaptée aux normes de la 3G, les opérateurs pourront utiliser la majeure partie de leur réseau 3G préexistant pour diffuser le signal, réduisant ainsi les frais. Quant aux fabricants, ils pourront développer à coûts modérés des combinés permettant la réception de la télévision via cette technologie.
 
Cette nouvelle norme naissante à faible coût semble correspondre aux desideratas des consommateurs. Jon Hambidge, vice-président en charge du marketing de l'américain IPWireless, fournisseur de la technologie, note que "les opérateurs nous disent que les utilisateurs ne payeront pas plus de 10 euros par mois, et sans doute voudront-ils payer moins".
 
En diffusant sur des ondes préexistantes, "cette technologie sera un succès même si seulement 35% des utilisateurs l'adoptent et qu'ils ne déboursent que 5 euros mensuels". Voilà qui devrait convenir à tout le monde!
 
Les services mobiles de 3G, s'ils sont désormais populaires, ont mis du temps à décoller. Ainsi, le spectre radio qui accueillera la diffusion des programmes a été acheté il y a 6 ans pour 22,5 millions de livres (33,2 millions d'euros), suite à une mise aux enchères, mais était resté inoccupé jusqu'à aujourd'hui, en raison du peu d'intérêt manifesté par les consommateurs. Les choses sont-elles en train de changer? 
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 12/10/2006)