L’un des problèmes majeurs que posent les nouveaux terminaux mobiles (téléphones, PDA, ordinateurs portables…), c’est la puissance de leur batterie. Celle-ci a évolué très lentement ...

L’un des problèmes majeurs que posent les nouveaux terminaux mobiles (téléphones, PDA, ordinateurs portables…), c’est la puissance de leur batterie. Celle-ci a évolué très lentement proportionnellement à la consommation massive en énergie électrique des nouvelles applications : c’est par exemple le cas des visio-conférences sur les téléphones portables. Pour pallier ce problème NTT DoCoMo a déjà investi dans le développement de batteries à mini-piles combustibles (cf. Lettre de l’Atelier du 06/06/2003). Ces dispositifs électrochimiques miniatures produisent de l'énergie électrique à partir de méthanol, d'hydrogène, de gaz naturel ou d'autres combustibles. Et leur rapport taille/performances est tout à fait remarquable. En Italie, les chercheurs de l'Institute for Microelectronics and Microsystems ont appliqué les techniques les plus récentes en micro ingénierie pour intégrer une micro pile à combustible dans une puce de silicium. Des canaux sont creusés dans la puce pour laisser passer l'oxygène et le combustible. Un catalyseur en suspension dans un substrat de silicium poreux est posé en couche sur ces canaux. Le substrat est recouvert d'une membrane d'échange de protons polymères qui assure la stabilité thermique et chimique ainsi que la conduction des protons en vue de performances optimales. Par rapport aux batteries traditionnelles, cette nouvelle micro pile à combustible fournit davantage d'énergie et permet donc d'utiliser plus longtemps le matériel électronique susmentionné. Elle est également moins polluante car, contrairement aux batteries, elle n'engendre pas de déchets dangereux. « Ces avancées scientifiques ont été brevetées. Le procédé étant compatible ULSI (Ultra Large Scale Integration), son acceptation est universelle. Les 1er résultats étaient très attendus par la communauté internationale. Les inventeurs cherchent maintenant à créer une société à capital-risque mais aussi à stimuler d'autres recherches européennes dans ce domaine. » précise un article sur le sujet publié sur le site : www.cordis.lu. (Atelier groupe BNP Paribas – 24/06/2003)