Avec 73% de la population indienne vivant dans des zones rurales et 26,1% étant sous le seuil de pauvreté, il était urgent que le gouvernement prenne des décisions qui améliorent le niveau médical de ce pays qui, avec la Chine, est vu comme la puissance de demain.

Les TIC encore trop peu exploitées dans le secteur médical indien

L'Inde a beau être un pays développé dans de nombreux domaines, la santé reste encore un de ses points faibles. Manque d'accessibilité, de moyens, de technologies etc... Ce pays cherche aujourd'hui à inverser la tendance et améliorer son système de soins de santé. Lors du 10ème Knowledge Millenium Summit organisé par ASSOCHAM – organisation qui représente les intérêts du commerce en Inde –  et HealthCursor - cabinet international de conseil en stratégie - le président de l'Inde Pranab Mukherjee a annoncé vouloir que les dépenses de santé atteignent 2,5% du PIB en 2017 contre 1,2% actuellement. Pour cela, il tente d'investir dans le système existant en améliorant les TIC et l'accès aux soins dans tout le pays afin de le renforcer.

Le sans fil et le solaire, deux solutions pour ce pays

Pour améliorer l'accessibilité aux soins de santé à toute la population indienne, le gouvernement a donc choisi d'investir en priorité dans les infrastructures et dans le développement des TIC qui ont le potentiel de prévenir certaines maladies. Par exemple, la telémédecine, ou le développement d'applications mobiles peuvent permettre aux médecins de délivrer un diagnostic sans avoir à se déplacer jusqu'aux zones rurales difficiles d'accès. Pour les régions où la connexion sans fil est difficile voire impossible, le gouvernement a mis en place des centres de soins secondaires qui permettent d'avoir accès à des soins de première nécessité. Enfin, des solutions comme « Keshma » délivre des diagnostics grâce à un dispositif qui consomme peu d'électricité et est alimenté par des panneaux solaires.

Faire face à de nombreux problèmes

D'après le docteur Padma Bhushan DR. B K Rao, président de ASSOCHAM, l'Inde est un des nombreux pays confrontés à une grave pénurie de professionnels suffisamment formés. Une autre piste d'investissement donc, car quand les États-Unis accueillent près de 2,672 médecins et 3,1 lits d'hôpital pour 1000 habitants, l'Inde, quand à elle, possède à peine 0,599 médecins et 0,69 lits pour le même nombre d'habitants. De plus, avec une population qui se ruralise et qui adopte un style de vie occidental, de nouvelles maladies voient le jour – hypertension, diabètes etc. – qui pousse le gouvernement à adopter des mesures rapides.

 

Rédigé par Kathleen Comte
Journaliste