Enfin, la rumeur se dissipe ! Richard Parsons, PDG de Time Warner a publiquement admis que son groupe était entré en contact avec des partenaires potentiels au sujet d'une prise de participation...

Enfin, la rumeur se dissipe ! Richard Parsons, PDG de Time Warner a publiquement admis que son groupe était entré en contact avec des partenaires potentiels au sujet d'une prise de participation dans sa filiale Internet, AOL. Time Warner par ailleurs de publier des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et d'annoncer qu'il avait décidé de porter son programme de rachat d'action de 5 à 12,5 milliards de dollars.

La presse a fait état ces dernières semaines de négociations entre Time Warner et un éventuel partenaire pour son activité Internet, AOL. Microsoft ou le couple Google/Comcast avaient été évoqués comme repreneurs potentiels. Richard Parsons était personnellement intervenu pour démentir ce qu'il qualifiait de "rumeurs du marché".

A l'occasion du bilan trimestriel de Time Warner, Richard Parsons a changé de ton : " Nous sommes engagés dans des discussions avec une série de partenaires potentiels", a-t-il affirmé avant d'ajouter : "Nous ne savons pas si elles vont déboucher sur une transaction".

Avec un résultat net qui s'élève à 897 millions de dollars, soit 19 cents par action et un chiffre d'affaires qui se monte à 10,5 milliards de dollars, soit une progression de 6 %, Time Warner n'a pas à rougir de son bilan. Cependant, la division Internet du groupe handicape quelque peu ces résultats, puisque son chiffre d'affaires recule de 5 %.

Bien que les recettes publicitaires d'AOL aient augmenté de 28 % sur un an, elles ne suffisent pas à compenser le déclin des revenus provenant des abonnements, dont le nombre est en chute libre. Au sein des actionnaires , la majorité, emmenée par le milliardaire Carl Icahn, estime qu'il est temps de se séparer de tout ou partie d'AOL et d'augmenter la cadence du programme de rachat d'action afin de redynamiser les finances du groupe.

L'annonce des résultats trimestriels a été pour Parsons et son conseil d'administration l'occasion d'apaiser les conflits : le premier lève le voile sur les rumeurs et rassure au sujet d'AOL tandis que le second accepte de porter de 5 à 12,5 milliards de dollars le montant alloué au rachat d'action d'ici à mi-2007. Les actionnaires ne sont pas les seuls à avoir apprécié puisque le titre Time Warner est immédiatement reparti à la hausse à Wall Street.

Par ailleurs, signalons que Steve Case, cofondateur et ex PDG d'AOL, a démissionné lundi de son poste d'administrateur de Time Warner. Ce départ intervient alors qu'AOL entreprend de se réorganiser pour enrayer la fuite de ses abonnés, notamment grâce à l'abandon de son interface propriétaire, jugée rédhibitoire, ou l'amélioration de son service de messagerie . Au lieu de compter principalement sur les abonnements, AOL envisage maintenant de miser sur des contenus ouverts à tous afin d'accroître les revenus liés à l'audience et aux services.

(Atelier groupe BNP Paribas - 03/11/05)