La startup hollandaise YQ veut transformer les longues files d’attente devant les musées en une attente toujours réelle...mais virtuelle.

#TNW : YQ libère les touristes des files d’attente

Les grandes villes européennes sont riches de culture, dispersée sur nombre de lieux touristiques. Musées, parcs, galeries et monuments sont autant d’endroits prisés par les touristes qui peuvent attendre plusieurs heures pour y accéder. La startup hollandaise YQ, rencontrée à Amsterdam lors de l’événement The Next Web Conference Europe, les 26 et 27 mai 2016, permet de supprimer l’attente physique devant les lieux touristiques.

L’idée est très simple : quand le visiteur arrive dans un musée très prisé qui lui indique trois heures d’attente, il achète son billet d’entrée via l’application YQ qui va le comptabiliser dans la queue. Pendant ce temps, l’utilisateur a la possibilité de vaquer à d’autres occupations, et des notifications lui rappelleront sa place dans la file et le moment de venir pour entrer dans le musée. Ce service peut être l'unique file d'un musée, ou s'ajouter à une file classique, physique. Dans ce cas l'utilisateur choisit entre la file physique et la queue YQ

L’attente est donc bien réelle, mais dématérialisée pour “rendre son temps au visiteur”, explique Pierre De Wit, co-fondateur de YQ. Pour se rémunérer, la start-up d’à peine un an compte sur des commissions sur les tickets d’entrée, des publicités (sous la forme d’idées pour combler l’attente ?), et l’accès aux données des visiteurs qui auront renseigné leur identité factuelle sur l’application (âge, sexe etc).

La startup noue actuellement des partenariats à Amsterdam, notamment avec un grand musée de la ville, puis rêve d’investir Paris. Elle souhaite également s’approcher des plus petites galeries qui sont capables de générer autant d’attente que les hauts lieux touristiques et sont tout autant friands d’informations sur leurs visiteurs et de moyens de les attirer.

Rédigé par Cécile Puyhardy
Journaliste